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Complètement dépassée.

Je suis complètement dépassée par mes études.
 
[ En l'attente de jours meilleurs ] 

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La Démocratie ne passera pas !

Le blocage, pour qui ? Pourquoi ?

Pour les étudiants souhaitant manifester leur opposition à la loi Pécresse sur la réforme universitaire. Pour créer un mouvement fort (que les médias télévisés retransmettent à peine, après plus d'une semaine). Pour les étudiants revendiquant lutter pour l'intérêt général mais qui souhaitent maintenir leur propre intérêt individuel de réussite scolaire qui serait mise à mal si les manifestations avaient lieu pendant les cours obligatoires (comme les Travaux Dirigés). Je n'invente rien, c'est lu et débattu sur un forum. 

Et les autres là-dedans ? 

 

  • Censure sur les forums pro-blocage, des anti-blocages au motif invoqué d'attaque de l'extrème gauche. Mon message portait sur les autres moyens d'opposition possibles, et sur le fait d'assumer ses actes : si on manifeste et on assume le fait de ne pas aller en cours avec les conséquences que ca implique, mais on ne prend pas en otage une Université pour sauver son année au mépris de celle des autres. Un autre gars a vu son message supprimé car il avait demandé ce qui avait été dit aux AG.
  • Syllogismes et raccourcis faciles dont sont taxés les anti-blocages : si tu es contre le blocage, c'est que t'es pour la loi, si t'es pour la loi c'est que t'es pour Sarkozy et que t'es "un petit bourgeois de Droite" (cela ressort souvent et à toutes les sauces).
  •  Votes non fiables à main levée lors des AG.
  • Refus d'organiser un vrai référendum "Pour ou Contre le blocage" avec vote à bulletin secret, que personne n'ait à subir de pression. Le prétexte invoqué : trop long à organiser, trop fastidieux à mettre en oeuvre (mais cela n'a pas empêché qu'à Lyon lors des manifestations contre le CPE, un tel dispositif soit mis en oeuvre).
  • Des affiches arrachées quand il s'agit d'inciter les étudiants qui le souhaitent à signer une pétition contre le blocage de l'Université (tout du moins, du site de Mont Saint Aignan).

Ce n'est pas faute d'avoir pourtant proposé des alternatives, sur les fora (comme ailleurs) : une lettre au Gouvernement, pétitions, manifestations directement devant l'Elysée. 

Parce qu'on peut être contre une loi et contre le blocage.  Parce que je suis contre leurs méthodes illégitimes qu'ils revendiquent de "démocratiques".

http://petition.lautre.net/spip.php?rubrique1

 

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Un bon dossier ne suffit pas (toujours).

Il faut également un bon facteur chance, pour obtenir ce que l'on veut, ou réussir. Bien sûr, ça ne marche pas à tous les coups.

Mais en l'occurrence, j'ai appris qu'ils avaient un quota de trente élèves pour le Master Patrimoine (on va se la jouer court niveau nom car sinon on s'en sort pas...), qu'ils en avaient refusés plein en juillet/août. Arrivé septembre, je débarque de nulle part, et postule avec une lettre de motivation qui ne doit sa justesse qu'avec l'aide de V.

Début octobre, les cours reprennent. "Beaucoup" d'élèves ne se présentent pas : ils ont été reçus à des concours, avaient postulé ailleurs en plus de ce Master et on été pris vers cet ailleurs, ou encore ont des raisons X ou Y.

Résultat : je ne figure sur aucune liste d'attente, mais je suis prise. Au  détriment de certaines personnes qui ont postulé en juin, comme il le fallait.

Je suis tombée à pic pour obtenir ce que je voulais, mais je sais pertinemment qu'en juin, face à des personnes venant toutes d'un cursus histoire, je n'avais aucune chance avec ma Licence de Droit. 

Mais la chance, le hasard ou le destin ne font pas tout : j'ai trimé pour qu'on me réponde, je n'ai pas cessé d'être en contact avec la faculté pour savoir où l'avancement des dossiers en était, j'ai vraiment montré ma motivation a intégrer ce Master.

Et maintenant, la balle est dans mon camp, il faudra que je fasse mes preuves, que je m'investisse à fond dans un cursus qui n'est pas le mien à la base.

Pfff, c'est motivant :) 

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Le bout du tunnel.

Après des semaines d'attente.

Après une matinée perdue sur le Campus, à passer d'un service administratif à un autre (je vous passe tous les détails, mais j'ai cru que j'allais chialer une bonne dizaine de fois).

Après des rebondissements dignes de ceux des feux de l'amour (oui bon ok, ça va...).

Après plus d'une heure encore cet après-midi à l'Université...

...Je suis officiellement étudiante en Master 1 Histoire, spécialité Aménagement et Gestion du Patrimoine naturel et culturel.

Que c'est redondant ! Que ça sonne doux à mes z'oreilles !

Bon, c'est pas tout ça, mais va falloir bosser. Adieu Gibert, vaches et cochons, place à l'Université de Rouen. Pour le meilleur...Et seulement le meilleur.

J'espère. 

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