.

L'offense.

Mes parents, qui virent la Petite Brindille pour la première fois, dirent :
 
"Ben on dirait un chat de gouttière."
 
Qu'ouïe-je ? Qu'entends-je ?
 
MA Brindille ? Un chat de gouttière ?
 
AMATEURS !  
 
 

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Ainsi va la vie.

A Noël, j'ai appris.
 
Que ma grande-tante atteinte d'un cancer du col de l'utérus, qui s'est généralisé depuis quelques mois, ne finira pas 2008.
 
Que ma tante attend son deuxième enfant, pour juillet 2008.
 
Il faut que certains partent pour que d'autres arrivent. 
 
Ainsi va la vie.

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Vous en rêviez ? Chuck Norris l'a fait !

Petite trouvaille du net qu'un belge de ma connaissance m'a fourni. Très en vogue paraît il, d'attribuer à Chuck Norris que l'on connait bien pour son torse poilu, son chapeau de cowboy et sa prestation dans La fureur du Dragon, un nombre incalculable de faits tous aussi improbables les uns que les autres !
 
Bref, le genre de délires comme Martine et ses couvertures détournées, et Bash et sa sous (et contre, comme le disait si bien Arnaud)-culture de geek, auquel j'adhère au maximum, et qui stimule mes neurones (bah ouais).
 
Petit florilège :
 

J.C.Van Damme casse des noix entre ses fesses. Chuck Norris Casse J.C.Van Damme de le même façon.

Chuck Norris fais pleurer les oignons

Jésus a dit "lève-toi et marche" à Chuck Norris. Depuis, on a plus de nouvelles de Jésus.

Chuck Norris a battu Kasparov en trois coups : deux directs du gauche suivi d'un coup de boule.

Maitre Yoda a perdu la vie le jour où il a appelé Chuck Norris "Norris Chuck".

Chuck Norris a perdu sa virginité avant son père.

Il n'y a pas de générique de fin après une épisode de "Walker Texas Ranger". Il s'agit en fait d'une liste de décès ayant survenu durant le tournage de l'épisode.

Chuck Norris ne vit pas sur Terre, la Terre vit sous Chuck Norris.

On n'achète pas Chuck Norris. Pour tout le reste, il y'a EuroCard MasterCard.

Voldemort a peur d'appeler Chuck Norris par son nom.

Et là, c'est pas forcément celles qui m'ont fait le plus rire que j'ai choisi...Pour la suite, vous pouvez toujours jeter un coup d'oeil (voire même les deux noeils) par là :  http://chucknorrisfacts.fr/

 

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Un souffle.

En ce moment, je sens un souffle nouveau en moi. J'espère simplement qu'il ne s'agira pas d'un soufflé (ah ah, quel jeu de mot mes aïeux!) qui retombera à la bise venue.
 
Je sens comme un changement, quelque chose qui se déconnecte dans mon esprit. Cela fait plusieurs jours que je ne me réveille pas stressée, pas angoissée, pas mal à l'aise d'être à côté de Vi.
 
Ca ressemble à une prise de conscience. A du lâcher-prise.
Je ne sais pas exactement ce qui se passe dans mon corps, dans ma tête, mais je me sens à la fois étrangement bien, et étrangement déconnectée de tout. Je ne ressens pas grand chose, mais ce pas grand chose n'a rien de négatif.
 
J'attends de voir ce que ce souffle va provoquer en moi.
Car il est temps, je pense, que je change. 

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En effervescence.

J-3 avant mon retour à Lyon. Presque trois mois que je n'avais pas vu ma famille, mes amis, et cette ville qui m'est terrain connu, mais que j'ai presque peur de découvrir comme une terre désormais inconnue, depuis que je n'y suis plus.
 
Bientôt les retrouvailles mouvementées avec tout ce beau monde. La famille d'un côté, les amis de l'autre, et les fêtes au milieu de tout cela.
Ce ne sera pas vraiment des vacances, mais un enchaînement de rendez-vous de V.I.P :) Ce ne sera pas vraiment des vacances non plus, puisque j'ai décidé d'étudier Lyon dans le cadre d'un dossier pour mes études, j'y vais aussi pour bosser la question.
 
Je suis en effervescence, car j'ai hâte d'y être, mais je me perds déjà et ne sait déjà plus où donner de la tête par avance.
 
Et dans ma vie normande, mon effervescence est due à mon regain de ferveur pour l'aménagement de l'appartement (eh oui, quatre mois que j'y suis, et toujours rien de fini, voire même beaucoup plus de choses à faire qu'avant !), parce que je ne sais jamais comment rentabiliser le temps qu'on passe ensemble Vi. et moi (oui, on a beau vivre ensemble, je me demande toujours comment faire pour qu'on soit le plus proche possible tout le temps, qu'on s'ennuie le moins possible, que je le sente le moins possible loin de moi), parce qu'on part dans trois jours et qu'il reste encore plein de choses à faire ici.
 
Cette effervescence me fait beaucoup de bien, même si je suis complètement rétamée à cause de la crève que j'ai chopé la semaine dernière. 

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L'homme de nos rêves, et l'homme de notre vie.

M'inspirant d'Elise, elle-même inspirée de Calia, me voila à rédiger un tel article. Au début réticente, car pleine de doutes sur les sentiments qui m'animent envers Vi., j'ai parlé à Elise. Je lui ai dis combien pour moi c'était difficile de parler de ce genre de choses, quand on a déjà pu dire par le passée (une fois, une seule), à un autre, ce genre de phrase. 
Que je ne me sentais pas à mon aise d'écrire de telles choses sur Vi, après avoir déjà écrit des articles plus ou moins similaires sur un autre.
 
C'est un peu comme pour les "je t'aime". Ce sont les mêmes mots, mais différents. La saveur d'un premier, n'est pas la même que celle du prochain.
 
C'est pourquoi je trouve toujours cela délicat de faire des articles trop amoureux, ou même d'étaler mon amour envers Vi. car en parlant d'homme de ma vie, concernant deux hommes différents, j'aurais la désagréable sensation de donner à l'un ce que j'ai repris à l'autre, à savoir un titre honorifique.
Et parce que je me dis toujours "ouais mais imagine dans six mois ton couple capote, tu te rends compte que finalement tu ne l'aimes plus / tu l'as jamais aimé, ben t'auras pas l'air con à avoir écrit tant de belles choses qui finalement n'étaient pas si vraies que cela", eh bien j'ose pas.
 
J'évite toujours de parler d'amour. Pourtant, si vous me suivez un peu (pour les plus anciens depuis plus d'un an et demi, avec feu mon ancien blog), vous savez qu'avant d'être avec Vi. je n'ai eue qu'une seule autre histoire. Qui était d'amour. Qui s'est achevée dans un contexte pitoyable qui nourrirait un bon scénario d'un bon navet pour M6 l'après-midi. Pourtant, elle n'avait pas si mal commencée, malgré de nombreuses difficultés.
 
Maintenant, j'en suis à ma deuxième histoire. Qui elle, a bien commencée, mais dans un contexte pitoyable. Deuil de la première histoire pas fait de mon côté, fragilité et instabilité émotionnelle. Bref, Vi. et moi on ressemblait plus à de gentils fucking friends qu'à des amoureux transis. Et pourtant...Et pourtant quelque chose de plus fort nous liait déjà à cette époque, il y a un peu plus d'un an maintenant.
Tous les jours nous nous appelions, on s'entendait très bien, étions très complices et je nous accordais même des pouvoirs surnaturels de télépathie puisqu'il n'était pas rare que nous pensions la même chose au même moment. Plusieurs fois, il a voulu rompre au début de notre relation : la solitude lui manquait. Moi...Pour de mauvaises raisons, je voulais qu'il reste. Je voulais qu'il reste, parce que merde, pas deux fois, pas la même année, pas un nouvel échec dans ma vie sentimentale. C'est que je suis exigente et trop perfectionniste.
 
Très honnêtement, je ne sais pas quel jour, à quelle heure, je suis tombée amoureuse de Vi. Je sais juste que nous avons passées des périodes très difficiles dans notre couple, et que de mai à juillet, l'ambiance était bizarre entre nous. D'ailleurs, c'est pour cela, je pense que mes doutes sont alimentés : quand on entend parler depuis sa plus tendre enfance d'amour éternel, et que Walt Disney dégouline de bons sentiments, on a du mal à se dire qu'on puisse vivre une histoire différente de celles de contes de fées. Parfois je me faisais peur donc, à me dire que Vi. et moi on était finalement peut être que juste amis, que c'était trop bizarre, qu'une fois je le regardais avec des étoiles dans les yeux puis la fois d'après une simple parole pouvait me retourner l'estomac tellement je le rejetais par tous les pores de ma peau.
 
En juillet, je me souviens très clairement lui avoir fait un "diplome du meilleur petit copain". C'était la première fois que je faisais descendre du piédestal sur lequel je l'avais trop longtemps fait trôner, mon ex. Ce soir là, j'ai eu une révélation. Une du genre "mais attends Lara, Vi. ne vaut pas moins bien que l'autre, il vaut même certainement plus !".
Le 14 juillet, nous avons passé la fête nationale ensemble. Mais c'était vraiment tendu, j'étais pas à l'aise, j'étais même extrèmement mal à l'aise, je me disais que nous étions que des amis, que notre histoire n'était pas vraie etc. Pourtant, quand je repense à cette date là (qui fut horrible dans les faits, en plus on s'est engueulés toute la journée), j'ai un bon souvenir qui me revient en mémoire. Je le vois assis sur les marches, à Saint Jean. On avait acheté une boisson chez un épicier dans le coin, et puis on attendait, en papotant un peu. Ce souvenir là, est bon, pourtant le jour où je l'ai vécu, j'étais complètement horrifiée.
 
En aout, nous avons pris la décision de vivre ensemble. Le 26 décembre, cela fera précisément 4 mois officiellement que j'ai pris mes petites affaires (dont un gros chat) et les ai déposées dans son appartement. Alors cette histoire qui avait commencée dans un contexte pitoyable, s'est alimentée petit à petit, et s'est construite dans un contexte plus serein, et plus sain.
 
Je ne sais jamais trop quel est mon problème, si j'aime Vi. ou pas, ou mal, ou si je refuse de trop me dire que je l'aime parce que j'ai peur de le perdre. Je ne sais jamais quoi penser de moi par rapport à lui, de moi dans le couple, de mes choix et nous.
 
Mais je sais juste que pour le moment  Vi. et moi on est plutôt bien ensemble. Il est loin des critères que j'avais soigneusement établis au fil des années quant à mon Homme idéal physiquement.
Il est petit (à peine un centimètre de plus que moi), en plus il est taillé comme un V c'est très étrange, on dirait un Chevalier du Zodiaque (chais pas si vous avez remarqué, mais ils sont bizarrement gaulés).
Il a de très beaux yeux, un doux regard brun, des cheveux noirs jais qui sont tout en pétard le matin, même que c'est moche.
Il a des panards que je trouve étonnament grands, et des grandes mains, que même mes grandes mains sont perdues dedans quand il me tient.
Il a une bouche de canard que j'aime pas du tout de face, mais que j'adore de profil, un nez que j'aime tout le temps, et un superbe front qu'il ne veut pas montrer car trouve trop grand (d'ailleurs, j'aurais jamais pensé qu'un front puisse être aussi sexy).  
Il a presque pas de poils, c'est super rageant pour une fille de voir un homme imberbe.
Il a un torse musclé dans lequel j'aime bien taper ou pincer pour me venger (mais gentiment hein, vous ruez pas sur le téléphone pour contacter SOS hommes battus).
 
Dans son caractère, dans ses attitudes, je ne saurais pas dire vraiment s'il correspond à mon idéal...Parce que quand j'étais enfant, à chaque fois que je passais vers l'orée d'un mini bois vers lequel nous amenait ma grande-tante, je disais juste que mon Prince Charmant sortirait du bois pour venir me chercher un jour. Alors comme vision d'idéal, c'était supra limité. Quand je parlais avec Lydia, je lui disais que pour moi, ce qui était important, c'est qu'on puisse parler avec mon copain.
Disons qu'avec Vi. de ce côté là je suis plutôt mal servie car il est du genre peu bavard (quoi que je me trouve vraiment chanceuse, il ne se cache pas dans sa grotte à mes côtés, mais tend j'ai l'impression de plus en plus à s'ouvrir au dialogue).
Nous n'avons aucun goût commun, ce qui rend assez difficile le partage d'activités, ou l'émulation sur une passion. Mais nous partageons en revanche beaucoup de valeurs communes, et cela je pense est très importants. Nous nous comprenons assez facilement, même si j'ai perdu le côté "pouvoir surnaturel de télépathie", j'y crois encore un peu nous concernant, car même après plus d'un an, nous arrivons à penser la même chose au même moment.
Le plus tragique dans tout cela ? Nous nous connaissons extrèmement bien, même si je serais bien incapable de vous dire QUI est Vi. ;)
 
Je ne saurais pas vous dire comment il est, ce qu'il est ... Je sais juste qu'il devance mes remarques, que je devance son humour, qu'il prévoit mes coups de gueule (je l'ai bien entraîné faut dire!), que je sais ses humeurs.
 
Vous saurez donc juste pour l'instant que Vi. est l'homme qui partage ma vie, qui ne me détruit pas, dont j'ignore s'il me rend plus forte, mais qui ne me rend pas plus inquiète que je ne le suis déjà. Vous saurez juste que Vi. et moi on s'entend bien, nous n'avons pas de problèmes majeurs, et que nous nous connaissons à tel point que cela est tout simplement au delà de l'entendement (parfois). 
 

Merde, je crois qu'en fait j'ai écris un super long texte tendant à parler de ce qui pourrait être l'homme de notre vie, mais je ne réponds pas à la problématique.

En guise de conclusion, je pense qu'on peut se demander s'il y a réellement UN homme (ou une femme, ou une plante verte) dans notre vie, et si celle-ci n'est pas suffisamment vaste et généreuse pour nous en apporter plusieurs (en même temps pour les plus gourmand(e)s :D ah glauque la blague !). Après il ne tient qu'à nous d'être suffisamment généreux à notre tour pour pouvoir leur accorder la place qu'ils méritent dans notre coeur et dans notre vie :)

C'est pour cela, que même  si je l'ai déjà dit une fois à quelqu'un, et même si aujourd'hui je n'arrive pas à me positionner face à Vi. savoir s'il est un homme de ma vie ou pas, je peux affirmer néanmoins, que je sais juste que le contraire n'est pas vrai (sinon ça ferait, je pense un certain temps que l'on ne serait plus ensemble). 

(amen).

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Un dimanche tranquille.

J'ai encore le bout de mon nez qui brûle de froid. Mes orteils engourdis, et mes oreilles qui chauffent, me rappellent l'hiver.

Et le froid.

Il fait 0°C dehors.

Tout à l'heure, avec Vi. nous sommes sortis nous promener un peu. Direction, un petit parc. Clic-clac, quelques clichés dans le boitier numérique. Je viens de les regarder, je n'en suis pas vraiment satisfaite. Voire carrément déçue. Pour ma défense, je dirais que les doigts gelés, la goutte au nez (charmant!), et les jambes ankylosées n'aident pas beaucoup, pour prendre des photos. 

Nous avons passé une heure au parc, à se tenir la main, à regarder le paysage (lui), à prendre plein de photos (moi), et puis à parler un peu de tout, de rien, de nous, de la vie, des autres et du quotidien.

C'est quelques peu refroidis par la température, mais réchauffés par l'agréable moment que nous avons passés, que nous sommes rentrés. Je me suis ruée sur mon PC, lui sur le sien. Après la bouffée d'oxygène, et le mini bain de soleil hivernal, nous voila comme deux geeks.

C'est un après-midi tranquille, en ce dimanche.

 

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L'étoile de Vi.

Ce matin, réveil à 7h pour moi, les miaulements de Kiwi me sortent de ma torpeur : il est ponctuel le bougre, c'est bel et bien l'heure de les nourrir, lui et la Petite (ah, ces fauves!).
La tête dans le chou, je m'exécute (faudra sérieusement que je me pose la question de savoir, qui de eux ou de moi, est le maître :D Je plaisante: ils sont adorables surtout que je les ai bien conditionnés:)).
A mon retour dans la chambre, Vi. est debout devant la fenêtre. Il observe le ciel. Je viens me coller contre lui. 
Il me montre une étoile, la plus brillante du ciel. C'est vrai qu'elle est tout particulièrement lumineuse, et paraît autrement plus imposante que les autres.
Ce n'est pas la première fois que je la vois. D'ailleurs, c'est ce que je lui dis à Vi. Je rouspète un peu pour la forme en lui faisant remarquer que quand c'est ma pomme qui lui montre l'étoile, eh bien il s'en fiche complètement.
 
Mais il est déjà sur son étoile. L'étoile qui brille très fort, et qui est très importante. Pour lui, c'est peut être une planète. Et il a même l'impression que sous l'étoile, il y a autre chose qui brille. Moi, je ne vois rien d'autre que l'étoile.
 
- Ah c'est quand même dommage que je n'ai pas de téléscope. Dis, tu penses qu'avec le zoom de ton appareil photo....?
 
Je pense que non, mais soit. Il est un peu plus de sept heures du matin, ce matin, et nous allons à la recherche de mon appareil photo.
 
Comme la luminosité est inexistante (ah cruel hiver), la photo sera floue, sans trépied. Alors, nous partons à la recherche du trépied, dans cet appartement tout froid (merci pour mon rhume !).
 
Le trépied récupéré, nous avons du mal a installer l'appareil dessus (la faute à Vi. qui ne m'écoute ja-mais - insistance sur le terme jamais :D). Nous avons frôlé une brouille matinale du week-end, heureusement l'incident diplomatique a été vite résolu !
 
Nous tentons toute sorte de réglages (avec mon super appareil photo qui roxe sa mère...d'ailleurs au passage chais pas si je l'avais déjà dis, mais c'est un sublime cadeau que j'ai eu pour mon anniversaire) mais aucun ne satisfont suffisamment Vi (on a même essayé de créer un filtre en plaçant une paire de lunettes de soleil devant l'objectif, c'est dire si nous étions motivés!). Nous n'arrivons à prendre en photo que l'éclat de l'étoile, et pas l'étoile elle-même.
 
7h36, nous rendons les armes, et retournons sous la chaleur de la couette.
 
Voila, quand même, deux photos de l'étoile de Vi. 
 
l'étoile
 
l'étoile
 

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Cadeaux de Je à Moi.

Parce que même en cette période où l'on ne se demande pas où sont les femmes contrairement à Patrick Jouvet, mais où est l'argent (satané Noël, satanées courses, satané-je-trouve-pas-de-petit-boulot), JE ME fais plaisir. Sur Ebay, donc. Ce qui a le don de hérisser le poil - ah la bonne blague pour un homme imberbe ! - de Vi. Car lui ne supporte (ton pincé) pas l'idée de porter des vêtements déjà portés par d'autres. Entre autres. 
Donc, tant pis pour lui, JE ME fais plaisir quand même.
 
J'en suis donc à
  • Un jean H&M pas si neuf que cela (bon une jolie occasion quand même), qui taille trop grand pour moi (je pensais que vu que mon royal fessier avait pris en ampleur, un 40 m'irait bien, mais finalement je resterai sur mon 38). Moins 9,01 € pour ma fin de mois. D'ailleurs je compte le revendre.
  • Une robe tunique (plus tunique que robe compte tenue de ma taille), taille 36, état neuf, Sinéquanone. Moins 27,60€ pour ma fin de mois.
  • Un haut neuf Bershka rayé marron et beige, neuf. Moins 7€ pour ma fin de mois.
  • Un gilet Etam taille 36, noir, état neuf. Moins 5€ pour ma fin de mois.
  • Un pull sans manches Mango, taille 34-36 fushia (je passerai pas inaperçue comme cela, avec mes collants roses assortis), neuf. Moins 6€ pour ma fin de mois.
Aïe. Je souffre. Mon Surmoi commence à me faire culpabiliser.
Mais c'est si bon de craquer...
 
(d'ailleurs, pour l'instant je suis meilleure enchérisseur sur un pull basique Zara bleu canard  - je suis très bleu canard, mais c'est pour aller avec mes collants de Schtroumpfette - neuf à 10 € frais de port compris, ainsi que pour un short Maje beige dont je vous tairais le prix bwahaha)

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J-11.

Nous sommes à J-11 de Noël. 
Comme il est de coutume de faire une liste, alors listons :
 
Cette année, j'ai été très sage. Mais du genre Sage de chez Sage, avec un grand S majuscule (oui parce qu'il faut pas le confondre avec le petit S majuscule, et le grand S minuscule, ou encore le petit S minuscule).
J'ai appris quelques petites choses sur moi-même, sur mes amis, et ma famille. J'ai appris à construire quelque chose d'autres dans mon couple.
 
J'ai surtout appris à faire des choix : déménager pour vivre chez Vi. à ses côtés, arrêter mes études, en reprendre d'autres, bosser un peu (tu peux aller faire un tour du côté de la rubrique "le jour où j'ai été caissière", c'est pas interdit si t'as du retard dans la lecture, jeune Hannibal Lecteur). Bref, j'ai un peu roulé ma bosse, alors que jusque là j'avais stagné dans ma vie, refusant de grandir trop vite.
 
Donc, comme j'ai été sage, j'estime avoir droit à quelques cadeaux (sinon je me roule par terre dans la boue, en poussant des cris sauce Exorciste, alors 'tention !).
 
Ma liste à ma famille :
 
  • Un ou deux livres d'Eric-Emmanuel Schmitt (L'Evangile selon Pilate et/ou Diderot ou la philosophie de la séduction)
  • Une parure de couette (car c'est pas pour dire, mais c'est un peu la dèche, on a pas un joli ensemble pour dormir-que-t'es-tellement-bien-dedans-et-qui-est-tellement-joli-que-tu-veux-plus-sortir-du-lit).
  • Un bon d'achat pour de la déco / ameublement
  • Des sious-sious dans la popoche (poche percée, merci les achats de Noël, la vie de couple et puis Ebay !)
  • Un dessin de la part de ma soeur, et je-ne-sais-trop-quoi de la part de mes autres frères et soeurs.
Voila :) Et à mes amies j'avais demandé un bon d'achat que je puisse utiliser dans une enseigne de vêtements, car j'aime bien renouveler ma garde-robe (qui contient surtout des pantalons en fait).
 
Je pense ne pas avoir été trop gourmande, alors cela me ferait plaisir de tout trouver dans mes sublimes chaussures taille 39.
(sinon pas de tasse de café pour mieux redémarrer la tournée des cadeaux ! Et c'est kiki va n'en chier sans son café pour faire le tour du Monde ? C'est le Papy en rouge, alors plaisante pas avec moi !) 

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La limite.

Deux mots d'ordre : critiques et respect.
Critiques, car cela permet ma progression ou ma remise en question.
Respect, car la critique ne doit pas être gratuite et non constructive.
Tous les points de vue sont les bienvenus
 
la limite
 
Ribambelle de barrières, avec vue sur verger.
Retouchée par Photoshop (mise en noir et blanc + contrastes approfondis). 

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C'est un peu la honte totale...Quand même.

La scène se passe dans un bureau. L'employé est sensé bosser. Au lieu de cela, il surfe gentiment sur Internet (il pourrait surfer méchamment, mais c'est une gentille personne, alors elle surfe gentiment). Le Grand Patron arrive. L'employé baisse la fenêtre dans la barre des tâches, rapidement. Le Grand Patron tape la causette, car il aime bien parler.
Et l'employé se maudit intérieurement.
 
Pourquoi à votre avis ?
 
Parce que l'employé en question - en la personne de Vi. - surfait sur un blog d'architecture, et était précisément sur la page d'un article sobrement intitulé "Sexy architecture".
 
Que la fenêtre une fois abaissée, laissait surtout voir le terme "sexy".
 
Que devant le Grand Patron ça ne le fait déjà pas, de surfer sur Internet.
 
Et qu'on passe aussi pour un gros pervers avec ce genre d'intitulé dans sa fenêtre Web.
 
Bien sûr je pourrais sauver l'honneur du Vi. en question, mais comme je suis une vile copine, je vous fais partager ce grand instant de solitude.
 
Ca vaudra pour toutes les fois où il m'a grugée.
 
Et toc (voire même Tic et Tac, Rangers du risque). 

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La part de l'autre, Eric-Emmanuel Schmitt.

Après avoir fini ce livre, j'ai demandé à mes parents de m'offrir L'évangile selon Pilate et Diderot ou la philosophie de la séduction pour Noyel. C'est dire combien j'ai été passionnée durant ma lecture...Mais trève de suce-panse, un petit extrait pour se faire une idée :

Extrait du premier chapitre :

_ Adolf Hitler : recalé.

Le verdict tomba comme une règle d'acier sur une main d'enfant.

_ Adolf Hitler : recalé.

Rideau de fer. Terminé. On ne passe plus. Allez voir ailleurs. Dehors.

Hitler regarda autour de lui. Des dizaines d'adolescents, oreilles cramoisies, mâchoire crispée, le corps tendu sur la pointe des pieds, les aisselles mouillées par l'affolement, écoutaient l'appariteur qui égrenait leur destin. Aucun ne faisait attention à lui. Personne n'avait remarqué l'énormité qu'on venait d'annoncer, la catastrophe qui venait déchirer le hall de l'Académie des beaux-arts, la déflagration qui trouait l'univers : Adolf Hitler recalé.

Devant leur indifférence, Hitler en venait presque à douter d'avoir bien entendu. Je souffre. J'ai une épée glacée qui me déchire de la poitrine aux entrailles, je perds mon sang et personne ne s'en rend compte? Personne ne voit le malheur qui me plombe ? Suis-je seul, sur cette terre, à vivre avec autant d'intensité? Vivons-nous dans le même monde?

L'appariteur avait fini la lecture des résultats. Il replia son papier et sourit dans le vide. Un grand type jaunâtre, sec comme un canif, des jambes et des bras raides, interminables, maladroits, presque indépendants du tronc et retenus par une attache incertaine.

Il quitta l'estrade et rejoint ses collègues, la besogne achevée. Pas du tout le physique d'un bourreau mais la mentalité. Persuadé d'avoir énoncé la vérité. Un crétin du genre à avoir peur d'une souris mais qui, pourtant, n'avait pas hésité à prononcer calmement, sans trembler une seconde :"Adolf Hitler: recalé".

 

Mon avis:

Intriguée à la  fois par le sujet, et par le titre, je me suis décidée à acheter ce livre. D'autant plus que j'en avais entendu que du bien, parmi le peu que j'en avais entendu. Me voila donc avec un pavé entre les mains. Le sujet qui y est traité est tabou. J'avais peur de tomber dans une oeuvre facile, clichée, juste un roman, en somme. Mais sous la plume d'Eric-Emmanuel Schmitt, l'on voit vivre un Adolf H. imaginé, imaginaire, tel que l'auteur philosophe le conçoit, et Hitler, le dictateur que le monde a connu. 

C'est à partir de la seconde décisive de l'acceptation ou du refus d'Adolf Hitler que tout se joue. C'est le premier déclic.  

Les deux personnages évoluent chacun de leur côté, et leur histoire est narrée d'un paragraphe à l'autre. Ce parallèle aurait pu être casse-gueule pour l'auteur, car délicat à gérer (jongler constamment entre l'Histoire et la Fiction), mais Eric-Emmanuel Schmitt s'en tire très bien, et même mieux : il domine son sujet.

Son roman-bio-fictif (ah qu'il est laid ce néologisme!) est une réussite et est en outre très bien documenté. Le plus difficile là dedans, n'est pas de plonger dans la lecture (ah que j'ai aimé le style d'écriture !) mais de s'interroger sur tout ce que cette lecture nous amène. En effet, la part de l'autre ce n'est rien de plus que les choix que nous faisons, la façon dont nous sommes avec nous-mêmes et les autres. Le tour de maître était de pointer du doigt le fait qu'un monstre n'est pas ce qu'il est de façon intrasèque, mais est le produit de circonstances et de son libre arbitre et de sa libre interprétation des choses qui lui arrivent. Comme vous, comme moi. L'auteur cherche à comprendre comment Hitler est devenu Hitler et non pas Adolf. C'est creuser les méandres de notre esprit, appuyer là où ca fait mal. Et ca fait mal parfois de se reconnaître en le personnage (car même si l'histoire d'Hitler - celui ayant vécu, pas le fruit de l'imagination de l'auteur - se base sur les faits, il n'en reste pas moins que ce qu'il pense et la façon dont s'est dit est le travail de l'auteur, et donc le rend "personnage" quelque part) : lui aussi était hypocondriaque car était un grand anxieux qui ne supportait pas la perte de contrôle. Ouch. Retrouver de nos traits d'humains dans celui que l'on considère comme inhumain, est troublant au possible. D'ailleurs dans le Journal du livre, à la fin, l'auteur nous raconte combien il a été difficile pour lui d'écrire la part de l'autre car cela l'obligeait aussi à regarder à travers ses propres yeux qui il était. Mais le plus dur là dedans, c'est d'éprouver certainement de la pitié, dans la même proportion que la haine que l'on peut nourrir à l'égard d'Hitler, pour lui. La fin du livre n'est pas évidente du tout, à ce propos là. 

La part de l'autre, c'est comme une plongée en apnée sur nous mêmes, nos choix, notre façon d'être. Si nous sommes tels que nous sommes aujourd'hui, c'est parce que nous avons vécu ce que nous avons vécus, et avons fais les choix qui sont les notres. Nos remises en questions nous ont façonnés, de la même façon que l'absence totale de remise en question d'Hitler a fait de lui ce qu'il a été. Il ne s'agit ni plus ni moins d'une étude quasi éthnologique sur la façon d'être humain, et la part obscure qui appartient à tout un chacun.

Un livre passionnant tant par le regard porté par l'auteur sur la vie d'Hitler, et celle imaginée d'Adolf H. (fort sympathique celui imaginé, ce qui est assez désagréable, en fait), que par la finesse d'écriture de l'auteur. Je pense que l'on aime ou l'on déteste (comme je l'ai déjà dit, c'est un sujet plus ou moins tabou, voire même plus que moins), mais il n'est à mon avis, pas possible de rester indifférent face à ce genre d'oeuvre, percutante tout autant qu'elle prête à réflexion, et nous pousse à nous demander aussi ce qui fait notre humanité. 

Mon avis est chaotique, il y en a de biens meilleurs sur Internet, alors n'hésitez pas à les consulter pour vous faire une meilleure idée, mais je pousse vivement à dévorer ce livre qui m'a tenue en haleine durant toute la semaine passée.  

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Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir, Sylvie Testud.

Je ne connaissais l'actrice que de nom, me voila à lire son bouquin, qui m'a donné envie de voir les films dans lesquels elle a joué donc. La boucle est bouclée.
 
Extrait du premier chapitre : 
 
Admise au Conservatoire ! Admise au Conservatoire ! Admise au Conservatoire ! 
Comme dans une chappelle, cette phrase résonne.
Sylvie est admise au Conservatoire.
Ils ont tous fait le Conservatoire les grands.
Le "Conse". C'est comme ça qu'on dit.
On dit le "Conse".
La liste des anciens élèves est à tomber à la renverse !
 
C'est la rentrée au Conse.
2 bis, rue du Conservatoire Paris 9ième.
Le monde entier rêve d'entrer au Conse.
L'entrée du Conse est splendide.
Il faut vérifier sur les listes quand même.
On ne sait jamais...S'ils avaient changé d'avis.
"Ils", c'est eux.
Ceux qui ont fait le Conse. Maintenant, ils y enseignent, ils y décident, ils sont membres du jury.
Si "eux" ils disent non, tu rentres pas au Conse.
Ouf ! Mon nom et mon prénom sont là, toujours à la même place.
 
Ils vont tout dire aux élèves pour que les élèves soient des bons acteurs de des bonnes actrices qui vont un jour jouer avec des bons metteurs en scène dans des bonnes pièces et des bons films.
 
Mon avis :
 
14 chapitres pour ce livre court (à peine 200 pages), Il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir est un livre qui se lit rapidement. Je me suis tantôt ennuyée, tantôt amusée à la lecture. Mais l'ennui est ce qui a prédominé le plus. Le style révèle une certaine fraicheur, loin des phrases redondantes de certains auteurs (ah ce Proust alors) dont on ne sait jamais quand est-ce qu'ils vont mettre un fichu point à cette fichue phrase qui n'en finit pas,  il y a un petit côté naïf (qu'on remarque dès les premières phrases du livre, voir l'extrait) qui n'est pas sans rappeler le Petit Nicolas. Je préfère le style Sempé-Goscinny que le style Testud. En effet, j'ai vite été lassée par l'écriture, même si le sujet m'a fortement intéressée (à savoir, les dessous de la vie d'acteur, et c'est pas aussi paillettes qu'on ne veut bien le croire de l'autre côté de l'écran noir ! La vie de Sylvie Testud telle qu'elle nous la narre n'a rien d'une vie de débauche, mais c'est une vie de forçat, à travailler dans des conditions parfois proches de l'impossible). Néanmoins, je vous conseille ce livre, notamment pour le dernier chapitre, que j'ai trouvé très fort. Dommage qu'on ne puisse pas en dire autant du reste du livre...Mais un dernier chapitre excellent, à l'heure où je trouve que beaucoup de films / livres s'achèvent de façon complètement chaotiques, relève quand même le niveau. Un livre apprécié, mais qui ne restera pas longtemps sur mes étagères.
 
 

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Ebay, c'est moi.

Toujours aucune vente de faite à ce jour (ma soeur a eu pitié de moi et a enchéri sur l'un de mes objets, c'est dire!), mais quelques beaux achats en cette période de fin d'année où l'argent se fait rare, et la garde robe complètement hors jeu avec les petits kilos que j'ai pris.
 
Je me suis donc lancée dans un véritable jeu de piste pour trouver quelques petites affaires. D'ailleurs le piège avec Ebay c'est qu'on regarde pour quelque chose de précis tout d'abord...Puis on se laisse aller à faire quelques infidélités à notre recherche initiale. On s'égare dans une boutique...Deux...Trois. On s'intéresse aux objets en vente du côté de chez un particulier. On suit une affaire, puis deux, puis trois, puis beaucoup d'affaires, histoire d'être au courant. On enchérit.
On stresse quand l'heure fatidique se rapproche. Car les prix flambent dans les dernières minutes. On dirait une partie de poker. C'est comme cela qu'après avoir surenchéri à 11h02 et quelques dizaines de secondes,  sur LA robe tunique que je convoitais, j'entends le téléphone sonner. Merde la vente s'achève à 11h03, ca va pas le faire. Le temps que je me décide...Je rafraichis la page. Plus que 15 secondes. Pitié téléphone, soit patient encore 15 secondes. S'il te plait, fais ça pour moi, juste une fois.
Les sonneries s'enchainent, je rafraichis la page une dernière fois. Victoire. J'ai remporté la vente d'une sublime robe tunique col roulé noire, manche ballons de la marque Sinequanone pour 22 euros (sans les frais de port). Neuve. Jamais portée. C'est transportée par ma victoire toute récente que je suis allée décrocher. Soulagée d'un poids et de quelques euros.
 
La même semaine, j'ai remporté frais de port compris un jean cigarette H&M neuf pour 9,01 €.
 
Là, je cherche une table pour la cuisine (la notre est toute bancale, complètement défraichie, on dirait qu'elle a fait la guerre, en plus elle prend une place monstre dans notre petite cuisine). A vos pistons ! 

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Conjugaison du verbe "douter".

Je doute.

Je doute.

Je doute.

Je doute.

Et toujours je me demande si c'est bien de l'amour que je ressens.

Je suis complètement perdue.

Je suis malade, encore. Quand ce n'est pas l'hypocondrie, c'est la fluctuation des sentiments.

A se taper la tête contre les murs. 

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Miss Anorexique 2008.

   Je débarque certainement de la planète Mars, mais avant ce week-end, je n'avais jamais regardé une élection Miss France. J'étais même bien incapable de dire qui était l'heureuse (!) élue de l'année en cours. Une fois n'est pas coutume donc, nous avons regardé Miss France, avec Vi. et ses amis (en plus, ça rime). Nous avons coupé le son, car ce n'était pas vraiment les commentaires de l'ami Foucault qui nous intéressait, mais plutôt nos propres commentaires. Et ils étaient acerbes. Moqueurs. Eberlués.
 
Peut être était ce du à mon ignorance des autres années, mais je n'avais pas souvenir que certaines autres Miss étaient si maigrichonnes que cela. Je suis sûre que si on calculait l'IMC de nos 36 donzelles, on arriverait pas avec leurs poids cumulés à atteindre le seuil de la normalité médicale.
 
De hanches elles en avaient point.
De poitrine à part Miss Guadeloupe qui avait un pare-choc du tonnerre, les autres étaient plutôt menues (mais bon à la rigueur, why not, après tout une petite poitrine c'est une poitrine quand même).
Pas de bide. Des côtes. Des jambes qu'on aurait dit des girafes.
Miss Anorexique 2008. 
 
Et je parle même pas des corps dans les vêtements : ils flottaient à l'intérieur, et tout était fait pour donner l'impression de formes féminines.
 
C'est affligeant de renvoyer cette image de la femme.
Cette mode de la maigreur dessert les physiques avantageux (les femmes avec un poids tout à fait convenable), les physiques trop fournis (qui ne cessent de se comparer à ce qui est anormal en prenant ça pour normal) et les physiques de maigrichonnes comme moi (que l'on trouve chanceuses de leur état, qui est tout sauf normal et beau).
 
A quand une Miss France qui est VRAIMENT le physique d'une femme dont on pourra dire que médicalement, son poids est dans la normalité ? 
 
PS : bon je crache pas trop dans la soupe, Miss Réunion est vraiment mignonne, d'ailleurs c'est elle que j'espérais voir gagner. 

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la Bête enfouie.

Se laver une fois les mains. 

Deux fois.

Trois fois.

Dans la même heure.

Se laver les mains une fois.

Deux fois.

Trois fois.

Quatre fois.

Trop de fois dans la journée. Après avoir touché des choses anodines. 

Une inquètude constante. Une impression de saleté ambiante. Dedans. Dehors. Les personnes, les objets, les lieux. Tout m'apporte anxiété. Porteurs de germes. Microbes. Maladie.

Mort.

Parfois je me sens étouffer. J'ai l'impression de ne plus sentir mon souffle. Parfois je mange quelque chose de travers et je pense que ça va me tuer. Parfois j'ai mal aux côtes et je me demande ce que j'ai.

Mais je n'ai rien.

Tout est à l'intérieur. Dans la tête. Dans l'anxiété.

Cela faisait un peu plus d'un an que je n'avais pas subi de grosse crise.

Et me voila à nouveau en prise avec la Bête enfouie à l'intérieur.

L'hypocondrie.

Espérons que cette crise qui s'accentue depuis deux semaines, ne durera pas plusieurs autres semaines, voire plusieurs mois.

Car même si j'ai appris à apprivoiser cette Bête, quand elle se déchaine, elle me met dans un état de faiblesse physique et moral intenable. 

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Bloc Party.

Deux mots d'ordre : critiques et respect.
Critiques, car cela permet ma progression ou ma remise en question.
Respect, car la critique ne doit pas être gratuite et non constructive.
Tous les points de vue sont les bienvenus
 
bloc party
 
Le Rouen industriel. Le passé en marche. Un clin d'oeil à un groupe de rock, car ces batiments m'y faisait penser, c'est ptêt le côté docks british...Allez savoir.
 

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Vitrine 16/9ième.

Deux mots d'ordre : critiques et respect.
Critiques, car cela permet ma progression ou ma remise en question.
Respect, car la critique ne doit pas être gratuite et non constructive.
Tous les points de vue sont les bienvenus
 
vitrine en seize neuvième
 
Devant une vitrine, à Rouen. Mon mannequin perso (:D) entre d'autres mannequins. Regards qui s'évitent, distance. J'ai souhaité jouer sur l'effet intérieur / extérieur, sur la confusion entre l'homme et le mannequin. 

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