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Fille à lunettes.

Je ne suis pas née avec des lunettes, mais c'était tout comme.
Un papa astigmate (et myope?), une maman myope comme une taupe, des grands parents eux aussi binoclards, bref c'était dans nos gênes (Sarkozy aurait-il raison?).

         A l'âge de cinq ans, je me suis vue affublée d'une paire de lunettes très colorée, parce qu'elle avait été choisie par ma mère, et que ma mère, les couleurs elle aime. L'une des branches était rouge, l'autre verte, et la monture principale jaune. A moins que ce ne soit l'inverse. Mais les couleurs c'étaient bien celles-là ! Et puis partout sur la monture, il y avait des petites notes de musiques blanches.
L'anti-classe total quoi. Mais avec le recul je me dis que je les aimais bien, elles étaient rigolotes ces lunettes. Elles avaient même une histoire, car une fois ma (petite) soeur m'a fichue une baffe au cours d'une dispute, et une branche a a été abimée. Je me souviens qu'elle s'est prise elle aussi une baffe de la part d'un de mes parents, sauf qu'elle n'avait pas de lunettes, donc rien de cassé, juste une joue un peu rouge.

Je ne sais plus quand. A mon entrée de collège peut être. Nouvelle paire de lunettes : montures rondes, et couleur bleu foncé. Avec le recul, je me dis que je les détestais. Elles m'ont suivies jusqu'au lycée. Puis au lycée, je me souviens d'une dispute mémorable entre mes parents, car les verres avaient coûtés 600 euros. J'avais une nouvelle paire de lunettes, elles étaient pas tout à fait rectangulaires, et de couleur prune.

L'année de ma licence, et celle de la rupture, j'ai demandé une nouvelle paire de lunettes. Je les porte actuellement. Elles étaient sacrément moins cheres que la paire précédente, et me plaisaient encore plus.

        Choisir une paire de lunettes est toujours quelque chose de délicat. Quand j'étais petite, je me souviens que je supportais mes lunettes, plus que je ne concevais leur véritable utilité. Il faut dire que je n'étais pas aussi myope que maintenant. Dès qu'elles m'insupportaient, ou me complexaient de trop -c'est à dire trop souvent- je ne mettais pas mes lunettes. Je n'ai fais qu'aggraver mon cas. Et remporter beaucoup de maux de tête à trop forcer sur mes yeux.

Un enfant qui porte des lunettes, je le regarde à la fois attendrie, et à la fois avec un petit peu de pitié. Attendrie, car je trouve cela vraiment mignon un môme affublé de lunettes. Un peu de pitié car je me demande toujours s'il souffrira des quolibets que beaucoup de personnes qui portent de lunettes ont du essuyer (au collège j'étais non seulement binoclarde, mais aussi plate comme une limande, acnéique à souhait et régulièrement première de la classe, ce qui n'arrangeais pas mon cas). Parce que si les lunettes ne ressemblent désormais plus aux culs de bouteille d'antan, il n'en reste pas moins qu'un enfant à lunettes, c'est un enfant différent (tout comme quelqu'un de roux, par exemple, mais les exemples sont variés, ca peut toucher le poids aussi, et l'origine ethnique, ou sociale, bref plein de choses, on m'a même fait remarquer que j'écrivais pas de la même main que les autres, car j'étais la seule gauchère dans une de mes classes en primaire). Les enfants ne sont pas des anges, et je n'ai jamais compris que l'on prête à l'enfance la vertu de l'Innocence.

J'ai appris en grandissant à apprécier le fait de porter des lunettes. Bien entendu, même après tout ce temps passées avec elles au bout de mon nez, je les oublie encore trop souvent (ce qui est très positif !) et me retrouve coincée avec elles dans le col de mes pulls. J'ai appris à apprécier le fait que je n'ai pas une vue parfaite, le 10/10 c'était peut être bon pour moi scolairement, mais mes yeux en avaient décidé autrement. Au lycée, je n'ai pas entendu les moqueries. Soit qu'on n'en faisait pas (je penche pour cette hypothèse), la maturité se faisant un peu plus, soit qu'elles se faisaient très discrètement (je doute qu'on se soit moqué de moi pour mes lunettes, mais plutôt pour mon côté coincé). Cela m'a aidée grandement à assumer ma myopie et mon astigmatie. Et puis j'avais avant même d'entrer au lycée, intégrée l'idée qu'il fallait que j'apprenne à me détacher des clichés qu'on avait sur moi (c'est bien pour cela que je ne me suis pas décoincée une seule seconde pour faire plaisir aux autres en apparence).

Rien à dire de spécial sur mes années fac à Lyon. Au mois de juillet 2006, après une consultation chez l'ophtalmo pour faire un peu le bilan (et toujours négatif le bilan), je me dis que j'aimerai bien franchir un pas de plus. Choisir VRAIMENT mes lunettes. Les prendre pour moi. Pour me faire plaisir. Oui, la notion de plaisir était là. Très présente. J'ai choisi des lunettes qui ressemblent aux précédentes, mais sont un peu plus actuelles dans leur ligne. Maintenant elles ne me plaisent plus du tout, j'aimerai opter pour des montures noires, ou rouges. Les lunettes habillent mon visage, d'ailleurs c'est bien simple : sans, je ne me reconnais plus, je ne me connais pas. De toute façon sans, à moins d'être à 20 centimètres du miroir, je ne me vois pas. Alors, je fais avec. La chose qui m'ennuie le plus dans le fait de porter des lunettes, c'est que pour voir le visage de Vi au réveil, il faut que je mette mes lunettes, ou que je me colle au sien. J'aimerai pouvoir le voir. De loin. Comme "tout le monde". J'aimerai parfois pouvoir apprécier son regard sur moi, sans avoir à porter mes lunettes. Dans les moments intimes, je ne le vois pas non plus, et cela peut m'attrister à l'occasion. Le flou, je ne l'aime qu'en photo. Et encore, quand c'est bien fait.

Pour en revenir proprement parler aux lunettes, je les choisis comme je choisirais un vêtement. Sauf que là, c'est un vêtement permanent, que je dois pouvoir apprécier pour plusieurs années. Et plus les années passent, et plus je suis capricieuse (cela fait moins de deux ans que je porte ces lunettes là), plus je veux changer de lunettes souvent, comme je changerais de chemises.
En magasin, les lunettes je les teste, les déteste, les re-teste, les compare, parfois craque pour une paire, puis constate qu'elle me va mal, alors je passe à la suivante. C'est un peu comme si je cherchais à entrer dans le soulier de Cendrillon : il me faut MA paire, celle qui est faite pour moi, celle qui ne fera pas tache sur mon visage et que j'aimerai car je l'aurais reconnue comme l'élue.
C'est un grand moment, presque sacré, maintenant lorsque je choisis mes lunettes. Autant l'avis des autres m'importe peu quand je choisis un vêtement, autant j'ai besoin de tous les avis que je peux avoir avant d'opter pour une paire de lunettes (et donc en général j'embarque toute la smala avec moi, une vraie diva !).
Après le choix effectué, il y a l'attente...Pour que les lunettes soient pleinement sur mesure, il faut qu'elles soient à ma vue !
Quelques jours après, je repars fièrement avec mon bijou, ma petite-touche-en-plus-pour-des-yeux-qui-ont-moins, posée juste sous mes sourcils. Et j'apprécie ce moment.

           Il faut dire que mon plaisir à choisir des lunettes est accrue par les offres qui sont faites à ce niveau là (c'est sympa quand même de pouvoir obtenir des solaires pour juste un peu plus, quand on connait les prix des verres à la vue!), et aussi le choix qui a considérablement grandi ces dernières années. L'idéal pour moi serait d'avoir deux paires de lunettes à ma vue, que je pourrais changer en fonction de mon humeur. J'attends d'économiser pour pouvoir m'offrir ce cadeau. Et puis ce sera une première : la première fois que j'acheterai mes lunettes (jusque là financées par mes parents).

Il y a une grande démocratisation dans le marché de la lunette. Bien sûr celle-ci n'est pas seulement le fait d'opticiens désireux de décomplexer les binoclards, mais aussi par le fait que cela devient un véritable produit de consommation, la paire de lunettes. Et puis, il y a eu aussi un phénomène de mode : fut un temps, la lunette c'était hype. Mais trop hype de chez hype quoi. Des people sans problème de vue se sont mis à porter des lunettes, car ca leur allait bien. Et c'était vrai, souvent. Mon frère (ce grand dadet !) aussi a voulu porter des lunettes parce qu'il trouvait ça chouette (bon, son voeu a été exaucé, on lui a découvert il y a un an une myopie légère). D'un côté j'ai accueilli ce phénomène de mode d'un bon oeil (ah ah, c'était facile), car cela démystifiait le côté "binocles = intello ou bigleux" (mais bon pour autant les vrais binoclards étaient toujours considérés comme binoclards car n'avaient pas le choix de leur situation, tandis que ceux qui portent des lunettes pour le fun sont in).
Mais de l'autre côté, j'ai été un peu gênée de cette démarche : après tout, pourquoi vouloir porter des lunettes sans raison (autre que le soleil) quand on ne souffre pas de problèmes occulaires ? C'est un peu comme si moi je décidais un jour de porter des béquilles parce que ca affine ma silhouette, ou que je décidais de me déplacer en fauteuil parce que la couleur rend mon teint plus frais et mon oeil plus pétillant. J'étais, et je suis toujours gênée, car bien que de nos jours certains problèmes occulaires soient beaucoup moins handicapants que par le passé, cela reste un problème.
 
Au risque qu'on se moque de moi, il m'arrive souvent de bénir l'illustre inconnu qui a eu l'idée un jour d'inventer les lunettes ! C'est une révolution ces petites choses, et je me demande comment je ferai sans...Je ne ferais tout simplement pas et ma vie serait pas aussi facile. Et dire que lorsque j'étais enfant, je maudissais cet inventeur de malheur qui m'amenait toutes ces moqueries. Elle est bien loin l'enfant complexée par ses binocles...La jeune adulte, elle veut s'exposer. Veut que l'on remarque qu'elle porte des lunettes. Ne veut plus les cacher. Ni se cacher derrière, mais que l'on voit aussi ses yeux. Bref, la jeune adulte veut tout. Et elle l'aura !

Il m'est arrivé de penser de porter des lentilles, mais c'était tout récemment. Et l'idée est partie aussi vite qu'elle est venue, car j'ai les yeux trop secs pour que je puisse les supporter. Et il m'est arrivé aussi de me dire que je me ferai opérer les yeux quand j'aurais l'argent et l'âge pour. Ma mère l'avait fait en 2001, a recouvré une vue quasi parfaite une fois l'opération faite. En 2006, se déclarait une maladie très rare, qui lui fait perdre la vue, elle est retombée et encore plus bas qu'avant, plus que 2 à un oeil, et à peine 4 pour l'autre. Et comme je porte aussi cette tâche sur la macula, et que cette même maladie peut se déclarer un jour chez moi (demain, comme dans 30 ans, mais peut être -et je l'espère- jamais), alors j'ai renoncé à ce projet. Et j'ai décidé de m'ancrer encore plus dans mes convictions, que je vous résumerais de façon un peu simplistes : "les lunettes, c'est chouette". Je vous l'avais dis, c'était simpliste, mais ce que je crois profondément aujourd'hui.



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Fatiguée.

C'est la paupière lourde que je me réveille les matins. Comme si je n'avais pas dormi de la nuit, que celle-ci n'avait pas accomplie sa mission : me régénérer.
 
Les yeux me piquent toute la journée, je n'ai pas la force de faire grand chose, courir partout me demande une énergie folle alors que d'habitude je suis plutôt du genre à trop en faire dans une journée débutant à 7:00 AM et s'achevant vers minuit. Là, je tombe comme une masse, sans prévenir le sommeil m'attrape en plein vol devant la télé, ou en cours de lecture.
 
Pourtant, on peut pas dire qu'entre le peu de cours que nous avons de mon cursus, et le peu qu'il reste encore même en temps de blocage, que je me dépense beaucoup.
 
Moins je me dépense, plus je me fatigue ? 

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Le dentiste.

Ce fut bref, il fut doux. Il ressemblait à un gentil pépé, le genre de grand-père qu'on aimerait bien avoir. Mais...Parce qu'il y a un mais : il tremblait, mais il tremblait ! Autant j'étais rassurée par son accueil chaleureux, autant j'étais paniquée une fois sur le fauteuil quand j'ai constaté que ses mains tremblaient certainement autant que mes genoux (qui eux tremblaient de peur). 
 
Il n'y a pas eu de scène glauque comme dans le film hein. Sinon je serais pas là en train de vous en parler, mais plutôt en train de baigner dans mon sang en criant à l'aide (sympa l'image!). Ses mains tremblantes ne l'empêchait pas d'être expert. Enfin...Pour me moller une dent quoi. Pour le reste...J'ai un peu peur de m'imaginer que ce pourrait être mon dentiste atitré. Il a pris des radios de mes dents, et à force de trembler, lorsqu'il a mis ses espèces de chais pas quoi dans ma bouche pour pouvoir prendre ladite radio, ben ca m'a un peu fait mal (mais de toute façon, même sans trembler ca m'aurait fait mal, c'est vachement acéré comme truc !).
 
C'était un peu angoissant l'idée d'être chez un nouveau dentiste. J'étais pas spécialement attachée à l'ancien (qui lui, sans avoir les mains qui shake constamment, m'a massacré la gencive plus d'une fois, comme quoi, méfions nous des apparences !), mais j'avais mes petites habitudes avec lui (après tout, j'avais développé une forme d'intimité au bout de dizaines d'années, avec une personne qui m'a triturée la bouche régulièrement, qui connait tout de ces moindres coins et recoins, de mes plus jolies caries à mon exécrable abcès).
Là....Là c'est comme si je le trompais un petit peu mon Docteur G. : je vais voir un autre dentiste. C'est fini, vous ne me reverrez plus, c'est la rupture !
 
Et puis, c'était étrange ce nouveau cabinet. Je ne le connaissais pas. Où est la salle d'attente ? Et le bureau du dentiste ? Et puis c'est qui cette secrétaire-assistante ? Et puis les habitudes de ce nouveau dentiste ne sont pas les mêmes que celles de l'ancien. Le nouveau, il bosse constamment avec son assistante (jeune blondinette bien gaulée, c'est marrant, ca force le cliché ce duo vieux dentiste et son assistante pin-up), qui tenait son aspirateur à salive (d'ailleurs bien inutilement, c'est un vieux reflexe pré-dentiste chez moi : je suis tellement flippée à l'idée de saliver comme un boxer, qu'en général quand j'arrive mes glandes salivaires cessent de fonctionner et j'ai la bouche aussi sèche que le Sahara), me remettait le petit bavoir en place, etc.
Mon ancien dentiste bossait tout seul, et s'occupait de tout à la fois. C'est d'ailleurs peut être pour cela, qu'en général il gaffait. Qu'en sais-je ?
Ici, les lumières étaient plus fortes, les spots plus grands, plus imposants, ca donnait l'impression d'être dans un vaisseau spatial (oui, j'en ai souvent visité :D). Le fauteuil était marron. Adieu gris souris de mon ancien dentiste.
 
Une fois la surprise du nouveau dentiste passé (et le constat que même s'il tremblait, ma machoire et tout ce qu'elle comprenait était toujours en place), je me suis détendue. Après tout, il n'avait fait que me limer le plombage acéré. Un coup de langue dessus...Quelle douceur ! Ma langue retrouvait son espace, sa mobilité innocente, sans craindre d'être attaquée par ce vilain bout de plombage ! Le rêve quoi ! Bon, elle était toujours un peu gonflée, séquelle d'une guerre qu'elle n'avait pas voulue, mais elle était heureuse, et moi aussi par la même occasion.
 
Heureuse oui...Jusqu'à ce que le verdict tombe : dans l'idéal il faudrait me faire poser une couronne. Certes. L'assistante (devenue soudainement agaçante à mes yeux, cause à effet ?!) me donne le devis.
 
Je ravale ma salive. Qui soudainement s'est déversée à flot dans ma bouche, dans ma tête, dans mon corps.
 
947, 63 euros. Dont 251,55 seront remboursés par les assurances. Soit 696,08 (non négligeable le ,08 à ce prix là), à ma charge.
 
Gloups. Alors je demande si on pourrait pas plutôt m'arracher cette dent, après tout je m'en fiche j'y tiens pas particulièrement, en plus elle est toute au fond, toute cachée alors c'est pas grave. Là, l'assistante m'explique que si on pourrait , mais qu'il ne vaut mieux pas le faire, car cela déséquilibre la dentition après, puis le corps. Bon ok, je veux bien, mais presque 700 euros quoi !!! Chuis étudiante, pas Crésus, moi !
Alors je repars délestée de 40 euros (mais ça les valait, ça m'a tellement soulagée qu'on me lime ce bout de dent !), et avec une semaine de réflexion pour le devis.
 
Mais la réflexion, elle ne m'aura prise qu'une demi-seconde : non je ne peux pas me payer une couronne à l'heure actuelle. Et encore moins à ce prix là. Et encore plus quand je sais que c'est même pas le dentiste qui va faire la dent, mais un prothésiste, prothésiste qui va être payé trois clopinettes pour tout le temps qu'il aura passé à faire cette dent qui ira sur une personne dont il ignore tout de la tête et de sa vie, pendant que le dentiste va faire payer cette même dent 10 fois plus cher au patient qu'il aura face à lui. 
 
Alors j'ai appelé ma maman, paniquée (cordon ombilical, quand tu nous tiens), en lui demandant de faire faire un devis pour une couronne céramique 46, par notre ancien dentiste. 
 
Conclusion : la nouveauté a parfois de beaux attraits, mais rien ne vaut l'ancien ;) 
 
 

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L'hiver arrive.

Les derniers feuillus ont laissé choir au sol leurs dernières feuilles. Dorées, orangées, un peu rouges ou vermillons, elles sont élalées là, sur le trottoir. Dans quelques temps elles seront parties intégrante de la terre. A moins qu'elles ne soient soufflées par l'homme et sa technologie, pour ne pas encombrer le trottoir, les pelouses.
 
Déjà le fond de l'air est plus humide, plus froid. J'ouvre la bouche, et souffle. Un petit nuage sort de celle-ci, et s'évapore aussitôt.  On sort les pulls, ou l'on joue des superpositions. Les cols se remontent, les écharpes nous tiennent au chaud. Les corps se resserrent dans les lieux publics. Parfois je frotte mes mains l'une contre l'autre pour les réchauffer un peu. Les pas se font plus pressés pour rentrer.
 
A l'intérieur, on monte le chauffage. On ouvre moins, voire plus du tout, les fenêtres. On met des vêtements un peu plus chaud.  
 
Lentement, l'hiver arrive. Le soleil palit, il parait plus bas dans le ciel, plus loin de nous, plus blanc, plus étranger à la Terre. Comme s'il s'accordait un repos bien mérité après l'été.  
 
Les arbres sont nus, la nature s'endort. Tout parait comme en suspens. L'automne était une petite mort, un final flamboyant après l'été et ses couleurs, sa chaleur. Je foule du pied quelques feuilles, je pense à l'automne qui s'en va. Et je suis un peu triste car l'automne est ma saison.
 
L'hiver sera bientôt là. 

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Celle qui avait (encore) des problèmes de dents.

Vous vous rappelez tous de mes superbes anecdotes sur mon abcès dentaire de l'année dernière (oui même toi, nouveau lecteur, t'es censé connaître cet épisode de ma vie)?
 
Eh bien j'ai remis le couvert. Oh non, je vous vois venir : pas d'abcès dentaire cette fois-ci. Que nenni messire ! Il s'agit juste d'un bout de dent.
Un bout de dent maousse costaud qui est parti en croquant dans un hamburger quickien (le pire, c'est que cela m'était déjà arrivé une fois, mais c'était un tout petit bout de dent). Le genre de truc que quand tu touches avec ta langue, eh ben t'as un méga creux.
 
Et même que comme cette dent était déjà plombée (comme toutes mes dents pratiquement, au demeurant, c'est ça d'avoir des gênes tout pourris), ben presque tout est parti, sauf le plomb. Et que le plomb est bien pointu comme il faut et que cela me cisaille la langue depuis hier après midi.
 
Pourtant la journée avait bien commencée : j'avais eu mon Ti Ravioli, je m'étais décidée à retrouver Vi. à sa pause de midi (je me suis tapée tout le chemin à pied because pas de bus, et thanks God, ca a raffermi mon fessier !). Et là plouf, au cours d'un déjeuner tout bascule. C'est le drame ! Et pas de dentiste en vue (et d'ailleurs elle se trouve où cette foutue carte vitale ? Jamais là quand on en a besoin !). Et j'avais pas envie de gâcher mon après'm dédié aux achats de Noël. Surtout que si je voulais vraiment bien faire, il aurait fallu que je me retape après une trentaine de minutes de marche en descente, pour même pas une demi heure sur place (Rouen), de faire le chemin inverse illico presto ? Ah non, pas possible. Not possibeul. Trop décourageant de se taper le chemin Rouen-Mont Saint Aignan à pattes après cette déconvenue qui a ruiné mes retrouvailles avec ma Petite Banane.
 
Alors pour le bien de l'humanité (mais surtout pour celui de ma langue), j'ai cessé de trop parler. Bon j'ai bien eu mon Ti Ravioli pour partager mon malheur (:D), mais après je n'ai plus ouvert mon clapet.
 
Le soir, ayant voulu bien faire, je me suis brossée à fond la dent litigieuse. Dans l'espoir de faire tomber le plombage (si un steack tout mou venait à bout de ma dent, une main ferme viendrait à bout du plombage !). Résultat: un autre bout de dent s'est barré.
 
Dépitée, je me suis dis que je prendrais rendez-vous en urgence chez le dentiste. La sentence est tombée, après plusieurs appels à différents cabinets : j'ai rendez-vous vendredi. Et je crois bien qu'il va falloir qu'on m'arrache cette fichue dent...Ou du moins, ce qu'il en reste. Je ne sais pas ce que je redoute le plus : l'arrachage potentiel de dent vendredi, ou l'exposé de cet après-midi où il va falloir que je parle pendant une heure et quart ? J'ai déjà prévu le garrot au cas où pour cet après'm :D J'arrive déjà pas à tenir 5 minutes sans que ça me tire des larmes, je sens que je vais bien rire ! Et puis vendredi je vais louper la sortie que j'attendais à Roubaix, avec ma classe. Diantre.
 
Compte tenu de tous mes déboires dentaires, je me tâte donc à réintituler ce blog "Journal d'une octogénaire". Quoi que je me dis que certains octogénaires ont certainement été plus gâtés par la nature que ma famille niveau dentition, et qu'ils s'en tirent peut être à leur âge honorable avec moins de dégats.
 
Voila, encore un billet empli de glamour et chic attitude. Ca valait le coup de faire la morte pendant plusieurs jours, bande de lecteurs ;) 

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Brindille est rock and roll.

La Petite a du être une star déjantée du Rock dans une vie humaine antérieure : vomi partout (souvenez-vous, y'a quelques jours), chuis déglinguée du matin au soir...

Mais je ne vous ai pas narré encore la mésaventure de ce soir. Devenue parano de la-ficelle-qui-traine-partout-et-que-la-petite-va-manger-et-être-malade-à-nouveau, je traque le moindre objet minuscule. Et ce dans les coins, et les recoins.

D'ailleurs il n'avait pas échappé à mon oeil désormais averti que sur le tableau glissé sur la tablette de la table basse du salon, il y a un petit objet.

Ni une, ni deux, je m'empare triomphante de l'objet : Brindille sera sauvée !

J'ouvre ma main. Je regarde.

Je pousse un grand cri et jette le truc à terre.

J'avais saisi à pleine main...Une crotte.

Une jolie crotte digne de Mr Hankey (Google est ton ami si tu ne connais pas ce personnage culte).

Un petit cadeau laissé là par Madâââme. Un joli cadeau qui nous attendait bien sagement depuis on ne sait combien de temps. Sur un tableau offert par le grand père de mon ex.

LE seul objet que j'ai gardé de nous.

Un tableau qui m'est cher car venant de son grand père, et que son grand père eh ben je l'aimais bien ^^

C'est écoeurée que j'ai ramassé le cadeau surprise, et du nettoyer les restes sur le tableau.

Une provence revisitée sauce Brindille.

Du Trash Art.

Et comme je t'aime bien lecteur, je voulais te faire partager cette tranche de vie avec toi. Parce que j'ai envie de te faire rire (ah trop la te-hon la meuf elle a mis la main dans la merde !), pleurer (non mais cette fille me fait vraiment de la peine), ou sourire (ah la la !).

Et puis ne me remercie pas lecteur pour cet article, je t'ai épargné l'anecdote sur "oh tiens j'ai mis ma main en plein dans le pipi qu'a fait la Petite sur le sac !" (mais c'était épique aussi).

NB : je sens qu'avec le vocabulaire employé dans cet article, je vais me taper tous les scatophiles du net (déjà qu'il y a plein de monde qui arrive sur mon blog en tapant des mots bizarres genre "je porte des couches culottes").

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Une nuit à l'ambiance bizarre.

On se tourne. D'un côté, de l'autre. On change posture. Replace l'oreiller. A un moment on sort un bout de pied ou de bras - voire les deux - de la couette. Pour les rentrer aussitôt, parce que même s'il fait trop chaud dedans, il fait trop froid dehors.
On se rapproche. Puis on s'éloigne. On se frôle un petit peu, puis on se tourne le dos.
 
Le matin au réveil même constat : la nuit était étrange, nous ne nous sommes pas sentis proches et avons mal dormi.  

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Le luxe est français.

Nous le savons, la France est vue comme un pays de culture, de gastronomie et aussi de luxe.
Mais le luxe à la française, ce sont aussi toutes ces grèves qui marquent notre paysage politique. Si je voulais parodier un certain Président de la République, j'irais même jusqu'à dire que les grèves, c'est génétique. Il n'y a pas une seule année sans grèveS. Nous sommes champions du monde de la grève. Toute catégorie socio-professionnelle confondue. Même si certaines rivalisent d'ingéniosité pour chaque année nous sortir un prétexte à la grève (et j'ai appris hier que l'on plaignait parfois les grévistes inutilement, car s'ils ne sont pas payés pendant la grève - jusque là normal - ils sont très souvent remboursé par la suite par l'Etat - et donc à nos frais - de leur mouvement. Bien sûr ce n'est pas une généralité, mais ça arrive ! Merci mon Ti Ravioli de m'avoir appris cela, je me suis couchée moins bête et plus aigrie hier ;)).
 
Aujourd'hui, c'est mardi noir, en France. Chacun veut défendre son bout de gras. Je ne dis pas que toutes les revendications sont illégitimes, loin de là. Mais je dis que la majorité des français est lésée par ces grèves (quid des otages de la grève de la SNCF qui se poursuit, alors que des négociations vont être entamées ?). Que cette majorité ne gagne pas forcément mieux sa vie que ceux qui se plaignent de leurs conditions de vie. Que cette majorité perd même parfois de l'argent, du temps et de l'énergie à se débattre au milieu de toutes ces choses qui ne la concerne pas mais qu'elle subit.
 
Nous refusons toute réforme en France. Nous refusons le changement. Une loi qui enlève quelque chose est forcément le début de la fin de la démocratie, alors allons enfants de la patrie, c'est 1789 à nouveau, il va falloir lutter pour vivre !  
 
Les grèves sont le luxe des français. 
 
Alors que dans certains pays on lutte pour la Liberté (pensons à la Birmanie il n'y pas si longtemps, d'ailleurs ça n'intéresse plus personne - puisque les médias n'en parlent quasiment plus - maintenant), nous on lutte pour travailler moins et gagner plus. En général. La vie n'est déjà pas facile, l'économie va déjà pas très fort, alors si en plus on s'amuse à paralyser le pays toujours plus, on l'handicape. La France va devenir tétraplégique à cause de sa population. En partie.  
 
J'ai l'impression de vivre dans un pays qui va mal parce que la population n'a de cesse de réclamer, sans vouloir rien donner, ni vouloir répondre à quelconque contrainte. J'ai l'impression de vivre dans un pays dans lequel on estime que tout nous est du.
 
Un pays de capricieux.

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Douceur de vivre.

Quand je ne doute pas de mes sentiments, ils sont d'une ébullition sereine en mon coeur. Je regarde Vi. et son visage me semble plus que familier, plus que connu. Il apparait comme une évidence, parfois. Parfois je le redécouvre (ah bon,  c'est avec lui que je sors ? air étonné o_o), et c'est étrange. Je pense à nos différences, l'âge, la culture, nos caractères et façon de vivre, nos goûts. Je pense à ce qui nous rapproche, nos âges mentaux, quelques traits de caractères, notre complicité.
 
Parfois je pense à Nous, et cela m'adoucit. 

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Un asiatique peut en cacher un autre ;)

Une petite épicerie fine chinoise, samedi soir.

Une bouteille de sauce d'huitre et quelques sachets de nouilles déshydratées plus tard, nous allons payer avec Vi. Et là, le vendeur d'annoncer à Vi. le prix...En chinois ! 

La raison évoquée : "ah pardon, j'ai cru que vous étiez chinois, c'est  à cause de vos cheveux noirs !"

Et Vi. de répondre qu'il y a pas que les cheveux qui prêtent à confusion :D

Ca nous a bien fait rire après coup ! Méfiez-vous des imitations : un asiatique peut en cacher un autre ;)

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Le vilain tricheur.

Le pari était lancé : qui de nous deux arriverait en premier à la maison ?
Le but final: savoir qui avait tort (et par conséquent, qui avait raison)
Pourquoi ? Parce que Vi. me soutient mordicus que si on descend quelques stations AVANT chez nous, on a moins de trajet à faire que si on descend quelques stations APRES comme je le soutiens.
Môssieur-je-veux-te-prouver-que-t'as-tort descend donc quelques stations avant.
Mââdemoiselle-de-toute-façon-j'ai-raison descend quelques stations plus tard.
 
Struggle for life. Petits pas pressés. On évite les obstacles (AHHH un cadavre de poubelle sur le trottoir!). Et qui vois-je à mon arrivée devant la porte ? Vi. en personne.
Force est de constater....Que...Euh...
 
*difficulté à sortir les bons mots et ravaler sa fierté* 
 
Force est de constater que Môôôôssieur a honteusement triché en courant le long du petit chemin de terre !!!!
Il aura au moins eu le mérite de me le concéder (sans que j'ai à lui demander en plus, naïve que j'étais je me préparais à dire l'inavouable : que je puisse parfois avoir tort !).
 
Mais quand même...
La prochaine fois je l'aurais, trois fois je l'aurais ! 

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...Le beau temps ?

Une petite boule de poil qui ronronne, déambule à côté de moi tandis que je nourris le gros matou. Une petite boule de poil qui miaule un petit peu, qui joue un petit peu, qui va boire d'elle-même.
 
C'est une petite boule de poil qui a l'air d'aller mieux, j'attends le verdict du véto cet après'm ! (et sa note aussi...Argh !)
 
Merci pour vos messages de soutien, je sais qu'il ne s'agit que d'un petit chat, mais on s'y attache à ces bestioles...^^ 

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Après la pluie...

...Viendra vite le beau temps je l'espère.
La Petite est toujours malade. Ce n'est pas une gastro, mais une ficelle qu'elle aurait avalée apparement.
Jeudi, vendredi, samedi...Et demain, retour chez le véto. Nous avons passé des heures là bas, elle a subi des dizaines de piqures, elle est complètement léthargique.
Vendredi soir j'étais très triste, je me suis dis qu'elle allait mourir. Elle est tellement minuscule, et a tellement maigri qu'on a peur de la saisir de peur de la briser.
Depuis hier, toutes les deux heures nous devons la nourrir par pipette, et aujourd'hui Vi. joue au véto pour ses deux piqures.
J'avoue toute ma faiblesse, mais la voir dans cet état m'enlève les forces. Je n'ai pas le courage de lui faire ses piqures, car cela me renvoit à son état. Heureusement Vi. s'est dévoué, il m'aide beaucoup, s'investit beaucoup pour qu'on la soigne.
 
L'ambiance est un peu terne, à la maison. 
 

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Ciel mon lapsus !

Ce soir, j'ai dis à Vi. : "Tiens, dis donc, elle a repris du poil de la bite !"

En parlant de la Petite (Brindille, donc).

Si Freud était dans l'assistance, il aurait eu beaucoup à redire de ces paroles malheureuses qui échappèrent à ma vigilance.

Mais si la Petite a repris du poil de la bête (et de celle-ci seule), c'est tout bonnement car nous nous sommes payées un aller-retour chez le vétérinaire.

Hier, rappel de vaccination. Nickel chrome, je savais qu'elle allait être KO (4 vaccins d'un coup pour un kilo cinq de poils, ça ne pardonne pas !).

Mais quelle ne fut pas ma désagréable surprise quand je l'ai vu vomir à 18h15 pétantes le même jour. Soit. Allez hop on nettoye. 

Et puis rebelote. Et puis rebelote. Une vraie usine à vomi. Je sais, c'est pas glamour, mais vous n'avez que l'écrit, moi j'avais la vue et l'odeur, puis tout le nettoyage qui s'en suivait.  

Alors j'appelle catastrophée le vétérinaire. Qui me dit que c'est pas tellement normal SURTOUT si elle grelotte. Ah. Alors je lui dis que je passerai demain si cela ne s'était pas calmé.

Et cela ne s'est pas calmé puisqu'à intervalles réguliers de toutes les trois/quatre heures, Mademoiselle se la jouait lendemain-de-cuite-sur-la-moquette. 

Je n'ai pour ainsi dire pas tellement fermé l'oeil de la nuit. Le matin, hop hop hop, j'ai cours, le devoir m'appelle. Je rentre à 13h. Miracle, pas de tache étrange sur la moquette, tout roule ma poule. Je porte la Petite histoire de voir si elle est vivante quand même (non parce qu'elle avait pas bougé d'un pet depuis le matin), et là elle se met à miauler comme si je lui avais broyé les côtes. Alors ni une, ni deux, je la pose au sol...Et vous connaissez la suite (ne m'obligez pas à la raconter).

Direction le véto en urgence. Comme c'est sans RDV l'après'm j'attends quand même bien une heure et demi, mais apparement la Petite est calmée (fini le remake de l'Exorciste !).

Une fois dans le bureau du véto, le verdict tombe : gastro-entérite. Et ça...Plus les vaccins, c'est mauvais, mauvais tout plein. Et franchement, j'avoue ma bêtise ne pas avoir tilté, la veille de la vaccination quand la Petite ne voulait pas manger...Car c'était le seul symptome visible de la gastro (sauf que moi j'ai pensé que vu qu'on avait changé son régime alimentaire depuis peu, Madâââme se la jouait péteuse-j'en-veux-pas-de-tes-croquettes-haddeubal). Résultat, des piqures pas mal encore et même une ré-hydratation car elle avait perdu pas mal d'eau :(

Le second effet kiss-cool, outre mon inquiètude quant à sa santé, c'est la note qui m'attend demain...Car le véto nous aime tellement, qu'il va falloir y retourner. 

 

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La désillusion.

C'est dépitée que je viens d'apprendre par ma soeur, que mon père est convaincu que je continue des études de Droit, spécialisées dans l'Art, le Patrimoine.

Apparement, c'est une idée de ma mère pour faire passer la pilule. Car des études autres que juridiques sont tout simplement intolérables pour lui, me concernant (et je comprends mieux maintenant, pourquoi ça m'arrive de jalouser le fait que mes frères et soeurs, eux, ont eu le choix libre quant à leurs études). 

Je suis un peu peinée, car j'ai l'impression que jamais mes aspirations ne sont comprises et ma personne respectée pour qui elle est.

Et je suis d'autant plus chagrinée, que je me dis que mon père refuse de voir ses enfants tels qu'ils sont. Je me demande, comment il sera, quand il sera plus âgé et que ses enfants ne lui renverront qu'une image de déception.

Manchotte, un peu tristoune, et pour son père et pour elle. 

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Le jour où la Star Academy m'a ouvert les yeux sur qui j'étais.

Y'a un truc de dingue qui m'est arrivé. 
La Star Academy a été une révélation pour moi.
Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en Enfer.
 
La grande question que vous vous posez maintenant, c'est : "pourquoi ?" (et si c'est pas cette question là qui vous vient à l'esprit, tant pis, je peux rien faire pour vous)
 
Je pourrais vous répondre stoïquement et absurdement "parce que".
Mais je sens d'ici votre frustration à cette réponse si elliptique.
 
Alors lecteur, lectrice, et quiconque passerait ici par hasard (cruel, le hasard), voila à quoi je veux en venir :
Un matin de la semaine passée, m'ennuyant profondément, j'ai allumé la télé. Elle m'a tenue compagnie toute la matinée. Bien sûr, tu devines sur quelle chaîne j'étais, rien qu'à l'évocation du nom de l'émission qui titre ce billet (et si c'est pas le cas, félicitation, ça signifie que tu as échappé à l'immondice télévisuelle).
Viennent les onze heures et quelques (je crois).
Débute la Star Academy.
Je suis mollement d'un oeil distrait les aventures de nos pseudos chanteurs en herbe, vaquant à mes occupations Internetiennes. 
Mais si mon oeil était distrait, mon oreille, elle - voire même les deux - était totalement consciente et pas sourde pour deux sous à ce qui ce chantait (fantastique le massacre de cette chanson d'Amel Bent que j'aime déjà pas tellement à la base, par Noémie il me semble, qu'on aurait pu croire en train de se faire égorger, mais non pas du tout en fait), ni à ce qui se disait.
 
Et tout l'intérêt de ce billet (et donc de ma révélation) réside dans ce qui se disait. Yaëlle et Noémie (toujours il me semble, en tout cas une grande maigre avec une tête de dix pieds de longs et l'air pas aimable - un peu comme moi, mais à la télé et sans lunettes). De vraies poétesses.
 
"Putain!"
"Moi les gens j'aime pas quand ils m'emmerdent"
"Y'm'casse les couilles !"
"Fais chier"
"Ca me saoûle!"
"Merde".
 
Pour la liste exhaustive. Tout ça non censuré aussi (je suis pas partisane des "bips", mais quand même, je me dis que mon petit frère ou ma petite soeur peuvent regarder. D'ailleurs il est pas sorti de n'importe où le "pétasse" dont m'avait affublé un jour l'un de mes frères - et la baffe qui s'en ai suivi n'est pas sortie de n'importe où non plus).
 
Et ces longs dialogues (ou monologues) ponctués de grossieretés à intervalles plus que réguliers...M'ont rappelés à ma propre personne.
Car oui, je suis nombriliste même dans la critique. Et je commence à croire que c'est pas amusant de dire des gros mots tous les trois mots. Que les phrases se font autrement qu'avec vulgarité.
 
Parce que, j'aimais bien choquer mes grands-mères et ma grande tante en étant grossière (surtout l'une de mes grands-mères en fait). Parce que ça sortait aussi naturellement de dire "putain" que de dire "anticonstitutionnellement". Parce que j'aime bien écrire, écrire bien et être décalée dans mon vocabulaire. Parce que mon père est un gros mot à lui tout seul (mais aussi un incroyable plus de culture, tout un paradoxe aussi !).
 
Parce que...Parce que...Ca  fait beaucoup de parce que.
Et beaucoup de gros mots dans la bouche d'une jeune fille. Et que je me dis que si je trouve MON vocabulaire choquant dans la bouche des autres, ces mêmes autres peuvent le trouver choquant dans MA bouche (ou sur mon blog, qui n'est pas exempt de gros mots, preuve en est l'article de ce matin).
 
Comme j'ai bien conscience qu'on ne chasse pas le naturel (sinon il revient au galop), je ne pourrais pas changer de suite. Seulement, je compte bien y travailler, car entre mon humour trashos et obsédé à ses heures et ma grossiéreté ambiante, je me renvoie (et la Star Academy aussi, d'ailleurs si c'est Daucy j'y vais aussi...Hem hem) l'image d'une beauf à l'état pur.
 
Et ça...
C'est Star Académiesque.
Donc pas pour moi. 
 
NDLA : du coup le nom de blog est complètement star académiesque ! 

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Trois mois de retard pour un tag.

C'est rouge comme une pivoine que je prends en main le questionnaire du blog de Constance, qui m'a tagguée ;) Réponses donc, avec trois mois de retard !

Dernier livre acheté ? 

Pas un, mais plusieurs, au Salon du Patrimoine Culturel. Un glossaire du patrimoine naturel et culturel, et un bouquin qui parle des choix de mémoire effectués en matière de patrimoine.

Sinon niveau littérature pure et dure (et tout en -ure) : La fin des temps de Haruki Murakami (pas encore lu). 

Livres en cours de lecture ?

Laissées pour compte de Robert Bober (le nom qui fait rire Vi. c'est pas sérieux !). Une histoire d'après guerre, trois vestes restent invendues dans la boutique d'un tailleur, et observent le monde des humains.  

Trois livres qui signifient beaucoup pour moi 

Un livre fantastique La solitude du buveur de sang de Annette Curtis Klause, une belle histoire d'amour entre un vampire et une humaine. C'est pour ado, mais depuis 1996 il me suit partout. C'est le livre qui m'a accompagné au début de mon hypocondrie. Mes premières crises étaient stabilisées en même temps que je me plongeais dans cette histoire. 

La religieuse de Diderot. Reconcialition avec l'auteur du Supplément au voyage de Bougainville, dont ce livre m'avait complètement ennuyée. La religieuse est un chef d'oeuvre de narration, d'esprit et de contestation. A lire et à relire !

Pour le troisième...J'hésite beaucoup, beaucoup, beaucoup ! En jetant un rapide coup d'oeil à ma bibliothèque, je citerai Chroniques martiennes de Ray Bradbury. Je ne suis pas fan du tout de science fiction ou tout ce qui se passe dans l'espace, mais cet auteur là a réussi à me faire aimer ce genre à travers ses fameuses chroniques, et aussi à travers Farheneit 451.

En fait je pourrai citer plein d'autres livres...Pour un tas d'autres raisons, mais j'ai préféé me focaliser sur deux oeuvres qui n'avaient aucune chance de me plaire compte tenu de mes goûts, mais qui ont réussi ce pari, et une oeuvre qui compte principalement par la période qu'elle marque dans ma vie.

Dernier film que j'ai vu 

Ratatouille pour la deuxième fois, avec Vi ! Toujours aussi amusant, il m'a ouvert l'appétit plus d'une fois en cours de route. Je reste encore soufflée par la qualité de l'animation et l'aspect plus que réel des décors et objets...

Trois films qui signifient beaucoup pour moi 

Edward aux mains d'argent, en première place depuis la première fois que je l'ai vu dans les années 90. Un magnifique conte de fées des temps modernes et une vision plus que critique de la société bien pensante américaine. En outre, je trouve qu'il a pas trop mal vieilli, ce qui ne gâche rien.

Le dernier samouraï découvert chez Vi. la première fois que je suis venue chez lui. Je n'aime pas trop Tom Cruise, je n'aime pas les films de guerre, je n'aime pas les films de samouraï et pourtant j'ai aimé ce film. Comme quoi. Belle distribution, de très beaux plans, une BO qui vous arrache des larmes. Un très beau film même si je n'aime pas la fin (je l'ai regardée d'un oeil distrait les deux fois où j'ai vu ce film). Et pis valeur sentimentale (eh oui, première fois que Vi. me prenait dans ses bras...Parce que j'avais dis que j'avais froid ! Ah souvenir-souvenir !) oblige :)

Pour le troisième, je sèche sévère...J'actualiserai quand je trouverai.

Dernier CD acheté 

Vulgar de Dir en Grey. Parce que ce groupe fait parti de mes classiques. Et que c'est le seul que je puisse réellement écouter sans replonger deux ans en arrière. 

J'ai sautée l'une des questions, car pour le moment je n'écoute plus trop de musique. 

Chansons qui signifient beaucoup pour moi 

Dolls de Janne da Arc. Ca me rend toute nostalgique. Georgia on my mind de Ray Charles. Pour les mêmes raisons. I want to break free de Queen, car c'est ma première rencontre avec Queen et c'est le groupe préféré de ma mère. Les piqures d'araignée de Vincent Delerm. Parce que Vincent Delerm, c'est avec Vi. que je l'ai découvert, et que cet album en général est magnifique et cette chanson encore plus.

Un nombre incalculables de chansons signifient beaucoup pour moi. Tant par les souvenirs qu'ils évoquent, que les périodes qu'elles marquent, ou ce qu'elles me font ressentir.

Boisson préférée

L'eau plate en bouteille ! Eh oui, l'eau (du moins certaines) a très bon goût et j'adore en boire.  Sinon j'adore tout ce qui est thé à la pêche.

Association que je préfère

Je ne peux en citer aucune. En revanche, je suis adhérente à Greenpeace (un peu contre mon gré, en fait, ou plutôt parce que j'ai pas voulu réfléchir). Et je suis très sensible à la cause des problèmes de vue (du plus "bénin" comme la myopie au plus grave comme les déficiences en tout genre), parce que j'en souffre moi-même et que ma mère est atteinte d'une maladie rare et grave à ce niveau là (latente chez tous ses enfants aussi).

Un lieu de vacances

Un petit coin tranquille où je pourrai prendre des photos. En ce moment, je rêve d'Europe de l'Est.  En tout cas, n'importe quel lieu qui ne demande pas à prendre l'avion (super phobique).

Un vice

Si Constance aime angoisser avec un grand A, je pourrais la rejoindre et nous pourrions fonder un Comité. Mais bien plus qu'une angoissée, je suis une douteuse avec un grand D et tout est prétexte à tout remettre en cause (le bien fondé de mes sentiments, de mes choix, des événements...).

5 personnes à qui transmettre ce questionnaire :

Elise (ah ah, tu n'y échapperas pas à ton retour de Nice !), Carole Audrey Victoria (car elle le vaut bien),  Jujuli (parce que je l'aime bien!)...Et tout ceux qui le souhaiteront ! (comment ça, pas grand monde ?)

 

 

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Y'a des jours comme ça.

Vendredi était un jour comme "ça", dont on ne sait pas tellement quoi penser.

8h j'arrive à la gare, je dois changer d'urgence mon billet, m'étant rendue compte que j'avais oublié ma carte 12-25. Direction le guichet. Accueil merdique du guichetier. 10 minutes plus tard, j'ai en main mon nouveau billet, ainsi que celui du soir.

8h15 (grosso merdo), direction la boulangerie de la gare pour m'acheter de quoi manger à Paris (pas envie d'acheter un sandwitch à 5 euros là bas). Je croise un jeune SDF. Il me demande de l'argent. Je me vois mal en refuser alors que je suis pile poil devant la boulangerie. Alors je lui propose un café et un croissant à la place. On discute. J'apprends diverses choses sur sa vie : qu'il se drogue, qu'il est SDF de sa propre volonté car souhaite être en marge de la société, qu'il avait un chien qu'il battait, que son chien est mort (j'ai pas osé demandé de quoi). Conversation un peu surréaliste, et un brin dérangeante pour l'hypocondriaque que je suis (eh oui c'est immonde, mais quelqu'un de sale sur lui et drogué qui plus est, est complètement anxiogène pour moi, j'ai été mal toute la journée).

8h45, je monte dans le train et rejoins ma binome : direction Paris, le Salon du Patrimoine culturel. C'est une fois dans le train que je remarque que mon billet de train retour est estampillé "CARTE 12-25". C'est pourtant pas faute d'avoir précisé au guichetier que j'avais pas ma carte 12-25 d'où ma demande d'échanger mon billet de départ.

10h arrivée Gare Saint Lazare. Echange du billet litigieux. Guichetier tout aussi aimable et forcément client en tort (oui j'ai pas vérifié, oui l'erreur est humaine - et c'est une ex-caissière qui a fait planter 300 euros qui le concède - mais erreur + accueil de merde ça me met de mauvais poil). Mais au moins j'ai mon nouveau billet tout nickel cette fois.

10h30 arrivée au Carroussel du Louvre. Peu de monde, c'est agréable de naviguer dans le salon du coup. J'ai fais le plein de revues gratuites, me suis abonnée à une, ai claqué pas mal de thune en bouquins (introuvables dans les librairies générales), mais suis repartie assez déçue de voir que le contenu du salon était un peu vide. Nous avons vu une conférence, très pointue, intéressante, mais présentée de façon très ennuyeuse. Avec ma binome, on se rend compte que où qu'on aille, l'entourage s'éloigne. Assises sur un banc, les personnes changent de place, arrivée à un stand, on s'éloigne, etc. On ne comprend pas tellement, mais on s'en amuse, en s'imaginant que c'est parce qu'on sent les provinciales. On se tourne en dérision en émettant toute sortes d'hypothèses, cela fait passer le temps. J'ai failli repartir avec 10 euros en poche une des vendeuses m'ayant rendue de la monnaie en trop, mais mon honnêteté me perdra, et je lui ai signalée son erreur. Nous quittons le salon à 16h30

17h arrivée gare Saint Lazare. Train de 17h25 qui démarrera à 18h05.

Arrivée tardive à Rouen, retour accompagnée de Vi. On croise dans l'ascenceur de l'immeuble une voisine. Je rouspète et m'extasie à la fois sur ma journée. Elle est amusée apparement. Et se joint à la conversation. Conversation qui se poursuivra dans le couloir pendant un bon quart d'heure : première fois qu'un de mes voisins se montre si aimable.

Alors ma journée a beau eu être mitigée, je suis contente d'avoir finie sur cette touche de voisinage aimable. Le plus dur à avaler là-dedans, fut mes billets de train, échangés dans une ambiance à chier, doublée d'un retard le soir, tout ça pour ne pas être contrôlée ni à l'aller, ni au retour. La prochaine fois, je serai clandestine !

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Instant tendresse.

Quand une Petite Brindille vient se rouler en boule sur mes jambes étendues, ronronne un peu...

...Puis s'endort.

C'est pour ça que j'aime les chats : c'est toujours au moment où l'on s'y attend le moins, qu'ils nous surprennent le plus à nous montrer l'attachement qu'ils nous portent (en dehors de leurs instants-calins-calculés-fais-péter-la-bouffe-bobonne). 

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Un anniversaire...Particulier !

*se passe la main dans les cheveux façon "je le vaux bien"*

*fait un sourire bright*

Forcément, à personne particulière, anniversaire particulier.

*avance un peu vers vous pour vous raconter cette soirée d'anniversaire*

*se prend les pieds dans le tapis*

*tombe comme un veau, à terre*

Or donc, je disais que la soirée d'anniversaire était particulière. 

Déjà, parce que j'étais loin de ma famille et de mes amis, grande première pour un anniversaire (qui pour moi est plus familial qu'amoureux, alors que je considère que passer le nouvel an avec son amoureux est bien plus important que le passer avec sa famille). Ca m'a pas trop pesée finalement, en tout cas bien moins que de constater qu'on avait oublié...Le gateau d'anniversaire et les 22 bougies qui allaient dessus !

Mais ça...C'était pour le détail, et de toute façon, le lendemain (soit hier) nous avons remis cela en achetant une belle charlotte aux poires avec Vi. sur lequel j'ai planté deux bougies, et soufflé en faisant un voeu :) (mais vous ne saurez pas lequel, nanananèreuh).

En vrac, nous avons - le frère de Vi. qui devait s'entraîner à la conduite - grillés deux feux rouges, sommes arrêtés à un feu vert (je le soupçonne d'être daltonien), et nous sommes perdus pendant près de trois quart d'heure en ville.

Conclusion : ça m'a pas mal turlupinée, car on aurait pu mourir ou tuer quelqu'un. D'ailleurs aujourd'hui encore, ça me fait un peu peur. L'ambiance a pas été au beau fixe du coup dans la voiture, entre Vi. et son frère, en raison de sa conduite. 

Avant de tomber sur le restaurant. Vi. avait demandé une table dans le coin un peu "chic" (disons plutôt plus typé local de l'architecture normande), mais finalement la dame à qui il a fait la réservation nous a placé dans la salle située à l'entrée. 

Et nous n'avions pas faim. C'est bête à dire, mais aller dans un restaurant - dans lequel chose rare en plus, les plats servis sont copieux - quand on a pas faim...Ca écoeure vite.

Conclusion : Vi. et moi sommes arrivés au même constat : on aurait pas du aller au restaurant, surtout qu'on trouvait que c'était moins bien que la première fois. La prochaine fois on ne réservera pas, pour une simple question d'éviter de se sentir obligé d'y aller après.

Et puis Vi. m'a offert des fleurs, qui m'ont déçues :D (ben oui, elles venaient de chez le fleuriste qui fait des fleurs pourries, dans lequel on s'était déjà fait avoir une fois !)

Voila, c'était pas la soirée du siècle, mais c'était une bonne soirée quand même, même si j'avais l'humeur un peu tristoune :)

Ps : mes anniversaires se passent toujours de façon étrange, dans une ambiance mi-figue mi-raisin. Je me souviens de mes 18 ans qui avaient été un petit fiasco aussi (et pourtant, première fois que j'organisais une soirée avec mon groupe d'amies !) ;) Sans compter les anniversaires familiaux qui dégénèrent vite entre réglements de comptes et coups d'éclats divers. 

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