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Le bruit qui fait peur.

Il y a un bruit dans les parages.
Un bruit qui fait peur.
Un bruit qui a toujours été là, et qui a toujours été inquiètant.
 
La première fois que je l'ai entendu, c'était lors d'une promenade dans la forêt.
C'est un bruit qui fait quelque chose comme "boing". Un bruit métallique, comme si on laissait tomber un tube. Un bruit qui résonne, qui fait écho.
 
Un bruit comme on peut en entendre dans les jeux de survival horror, ou dans les films d'horreur.
On ignore d'où il  vient (certainement d'ailleurs!) T_T
Il ne se répète pas à intervalles réguliers. On l'entend pas tous les jours.
Mais parfois, la nuit...On l'entend résonner aussi. On l'entend dans la chambre. On l'entend quand il fait tout noir.
Ben je peux vous garantir que je flippe ma race à donf grave à cause de ce bruit.
 
Et que, comme un bébé, je m'enfonce toujours plus profondément sous la couette, quand j'entends ce bruit qui me fait froid dans le dos. 
 
 

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Le Mal du Pays.

En ce moment, c'est réveil toujours faiblard. Envie de pleurer. Stress constant. Les finances n'y sont pas étrangères, le fait de placer la barre très haut pour mes études tout en ayant peu de moyens à ma disposition m'angoisse, et je suis toujours fluctuante vis à vis de Vi (dimanche c'était une évidence qu'on soit ensemble, et notre histoire, et depuis qu'on est rentré je le fuis comme la peste, pas glop !).
 
Et puis, il faut dire les choses comme elles le sont :
Ma famille me manque, mes grands-parents ont des ennuis de santé qui m'inquiètent, ma mère ne va guère mieux.
La dernière de mes soeurs (bientôt 7 ans) pousse comme un champignon, et je suis triste de ne plus la voir grandir. Ses cheveux ont poussé, son visage s'est affiné.
 
Les délires avec mes amis me manquent aussi pas mal.
 
Je commence à rencontrer des personnes via la fac, mais je reste dans mon coin essentiellement. J'ai bien sympathisé avec une fille en particulier, d'ailleurs c'est amusant de voir tous nos points communs.
 
L'avenir me dira beaucoup de choses, en attendant vivement Noyel que je rentre à Lyon ^^. 
 
 

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La démocratie selon les étudiants.

Le campus universitaire de Mont Saint Aignan, dont je suis étudiante, est bloqué depuis trois jours.

Chaises et tables bloquent l'accès aux bâtiments.

Parce que certains étudiants (une poignée minoritaire) ne sont pas contents, pas contents, pas contents ! Ils protestent - je crois car leurs arguments sont vagues - sur la diminution des budgets alloués par l'Etat aux Universités (et donc aux conséquences possibles de cette réduction budgétaire, décidée par une loi de juillet il me semble, si j'ai tout suivi). 

Soit.

Lors de l'Assemblée Générale hier, un choix, un vote à faire.

"Etes-vous pour le blocage de la Fac ?"

et autre alternative laissée aux étudiants :

"Etes-vous pour le blocage de la Fac, avec le seul maintien des cours pour les étudiants en Licence Pro, Master Pro, CAPES etc?"

Ca, c'est de la démocratie, ou je ne m'y connais pas !

Ce sont ces mêmes étudiants imberbes dans les trois quarts des cas, à moitié bolchéviques sur les bords (l'un se présentait ouvertement comme celui "qu'on appelle le Bolchevik"), et pour le quart restant étant en première année ou deuxième année.

Des idéalistes pseudo soixante-huitards sur les bancs de la fac en 2007. Des personnes qui vont crier au scandale face à une démocratie qu'ils ne trouvent pas démocratique ni républicaine et qui vont demander à ce qu'on s'exprime sur un "POUR un blocage de la fac ou POUR un blocage de la Fac?".

Ils sont mignons. Vraiment. 

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Les détournements de Martine.

Pour rigoler de rigolade et tourner en dérision cette affreuse Martine avec sa couette horripilante.

http://martine.logeek.com/index.php

Pour le fun, les covers que j'ai faite.

martine

martine

martine

martine

martine

martine

martine

martine

martine

Et encore...c'est du bas niveau comparé aux très bonnes trouvailles qu'il y a sur le site ;) (Martine tu l'aimes ou tu la quittes m'a fait mourir de rire :D) 

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Ce matin au réveil.

Moi : Il est quelle heure ?
 
Lui : Ah il n'est que 6h76.
 
Moi : 6h76 ?
 
Lui :  Non 6h37, en fait.
 
Le matin, au réveil, c'est toujours un passage TRES difficile pour Vi. :D

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Quand Brindille rencontre Kiwi.

Une semaine et un jour plus tard, elle fut baptisée.

Nous la surnommons la P'tite par opposition à Kiwi qui est le Gros (tels des -presque - Laurel et Hardy en puissance).

Et nous l'avons appelée Brindille, parce que si elle grossi et devient patapouf comme Kiwi (qui n'est plus "Petit Kiwi", mais "Gros Kiwi"), on l'appelera "Souche".

C'était une idée de Vi. bien entendu (bien entendu).

D'ailleurs, Vi. lorsque je fais une bêtise me dis désormais "que je fais ma Brindille".

Un nouveau langage est né :) 

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Permis de (ne pas) conduire.

Ou du plaidoyer pour la reconnaissance de l'espèce piétonne.

J'appartiens à une espèce rare : celle des non-conducteurs.
A bientôt 22 ans - le 6 novembre 6 novembre 6 novembre 6 novembre 6 novembre - je n'ai toujours pas mon code, ni mon permis.

Ce n'est pas que je l'ai raté, c'est que je refuse de le passer.
Et quand je dis cela, je me prends généralement une volée de remarques.
Comme si être piéton et dépendre de ses pieds ou des transports en commun était tout simplement ahurissant.

Quoi ? T'as pas de permis ? Pas de voiture ?

Non, pas plus que je n'ai d'assurance à payer, d'essence à payer, d'embouteillages à me coltiner, de places de stationnements pour les trois-quarts payantes à trouver, et de voiture à acheter et entretenir. Je vous épargne tout le topo écolo, mais je vous dirai quand même que de plus en plus de citadins laissent leur voiture au garage.

Bien sûr, la vie de piétonne n'est pas facile tous les jours.
Les distances sont parcourues moins rapidement, cela fatigue.
Les jours de pluie, il m'arrive d'en arriver à me demander si je ne devrais pas me jeter sous les roues d'une voiture, pour que le conducteur bien protégé dans son habitacle daigne me laisser passer, moi, la piétonne dont le pantalon sert de serpillière-à-trottoir, pendant que les quatre roues comme les deux l'asperge généreusement de toute leur vitesse et leur indifférence.

Le passage piéton n'est qu'un vestige. Il n'a qu'une utilité : celle de faire prévaloir le droit du piéton à traverser sur cette zone, en cas d'accident. Mais il est difficile de placer un pas sans risquer d'y laisser une jambe. Les voitures ne freinent plus.
Une fois, au retour de l'hypermarché qui fait positiver (tout en nous délestant de quelques centaines d'euros), Vi. et moi voulions traverser. Un automobiliste des cavernes bien poli nous a laissé passer. Et son confrère Auto-Sapiens de le klaxonner pour cet acte.

C'est un crime ! Que dis-je ? Un attentat ! Laisser passer des piétons dans leur droit devrait être tout bonnement interdit.
Evidemment, à mauvais conducteurs, mauvais piétons, et réciproquement. Tous les piétons ne sont pas des êtres raisonnables, ils leur arrivent, comme il m'arrive de traverser à la sauvage, tel un animal sortant d'une foret...Sans crier gare entre deux voitures, nous nous faufilons.

Si j'aime à me servir de mes pieds pour aller d'un point A vers un point B, c'est que je vis en ville. Et qu'en ville, il prend plus de temps à circuler en voiture, qu'à pattes. Il me suffit d'une vingtaine de minutes pour rejoindre le centre de Lyon, flânant, profitant de la vue - Les ponts, Fourvière au fond, le Rhône, la Croix Rousse au loin et Part Dieu dans mon dos - contre une bonne quarantaine en voiture entre le temps de respecter le code de la route, les sens de la circulation et de trouver une place (testé et désapprouvé en compagnie de J.).

Et quand je me sens l'âme d'une flemmasse, je prends les transports en commun - horriblement cher soit dit en passant, heureusement que je suis famille nombreuse - et je me mélange au Monde. Je flâne encore en observant les personnes dans le Métro, ou dans le Bus, voire le Tramway à l'occasion (troqués ici contre le Bus et le Métrobus, monde étrange qu'est Rouen).

Comment ça, les trajets longues distances ? Eh bien le train pardi ! Sentiment de sécurité, confort, et gain de temps (hors retards monstres) et d'argent. Tout cela me motive à ne pas passer le permis.
Lyon - Rouen 77 euros aller-retour (avec la carte 12-25 on s'entend bien, surtout que je n'ai que 22 ans - le 6 novembre 6 novembre 6 novembre), en 4h contre une centaine d'euros et six heures de trajet en voiture.

Je dois avouer aussi que prendre la voiture m'effraye. Trop de dangers et je ne me fais pas confiance (rien qu'à voir combien je perds facilement patience en tant que passager, je vous laisse présager de mon comportement en tant que conductrice). Mais ce n'est certainement pas cela qui détermine mon choix, il l'accentue juste.
Si je suis piétonne, c'est avant tout car j'aime cela.

 

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La Banque à qui parler.

J'ai beau piquer ce slogan d'une publicité pour une certaine banque, il est certain qu'il ne s'agit pas de ma banque pour autant.

Cette parenthèse faite, venons-en aux faits. Par respect pour le papa de Carole Audrey Victoria je ne dirai pas que les banques sont quand même mal fichues et les banquiers pas toujours très awares à leurs clients (qui rappelons-le quand même leur confie leur argent)  mais je le pense quand même concernant la mienne ;)

J'en veux pour preuve (la juriste qui sommeille encore en moi ne saurais se défaire de ce genre de phrase d'accroche) l'anecdote suivante :

Soit Mlle C. L cliente d'une banque. Mlle C. déménage à l'autre bout de la France (Sayonara Lyon, Hello Rouen), et décide après deux mois bien entamés de transférer ses comptes à ce même bout de la France (parce qu'elle est fidèle à ses comptes comme en Amour).

Elle reçoit à son nouveau domicile un courrier en date du 17 octobre, de sa banque lyonnaise, qui lui annonce la fermeture de ses comptes (enfin d'un seul, mais on espère que les autres ont subi le même sort). Soit. En revanche pas de courrier lui annonçant le transfert des fonds vers la banque rouennaise (j'avoue que j'ai un peu flippé quand même j'ai pas du tout confiance en l'informatique en ce qui concerne l'argent).

Jusque là tout va bien, Mlle C. est une cliente un peu inquiète mais satisfaite.

Maman de Mlle C. l'appelle hier, et lui annonce que la banque lui a envoyé sa nouvelle carte bancaire.

Quoi ? Nani ? What ? ¿ Qué ?  Je pourrai aussi me la péter et étaler un peu de confiture sur votre tartine de clavier en vous le demandant en russe, mais j'ai complètement oublié mes bases. Je sais, c'est lamentable de vouloir se la péter sans avoir les moyens de le faire. L'auteure vous prie de bien vouloir l'excuser et vous engage à poursuivre la lecture de cet article.

Donc la nouvelle carte bancaire de Mlle C. est bien arrivée. A Lyon. Par un courrier daté du 23 octobre.

Admirons la performance de coordination et de logique dont a fait preuve l'établissement bancaire.

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Un jour sur Terre.

Ah, tiens j'ai oublié de parler de ce film que nous sommes allés voir la semaine passée avec Vi.

Pas grand chose à dire dessus, alors je vous ferai une liste des points forts :

  • de très belles images
  • percutant dans son ensemble (ah merde l'ours blanc est bel et bien en train de crever directement en différé)
  • une jolie bande-son
  • les petits canards qui sautent de l'arbre sont trop pitchounes, d'ailleurs je me vois bien en adopter un ou deux
  • il est beaucoup moins ennuyeux (ennuyant ?) que Le Peuple Migrateur (devant lequel je m'étais endormie alors c'est dire).

Et des points faibles :

  • un peu longuet quand même (1h40) 
  • j'avais du mal à me repérer dans leurs indications spatiales / les "chapitres".
Notre fil rouge à Vi. et moi c'était de savoir qui faisait la voix narratrice. On avait misé sur Monica Bellucci, mais pas de bol c'était Angunn (qui chante une chanson toute pourrie à la fin du film, je ne garde d'elle que La neige au Sahara).
 
En attendant on ne le répétera jamais assez, mais une lumière éteinte systématiquement à la sortie d'une pièce, l'eau qu'on coupe pendant qu'on se brosse les dents, éteindre totalement les appareils ménagers, privilégier le papier recyclé...Et j'en oublie plein, sont tout autant de gestes qui doivent devenir des automatismes. Et qui ne coûtent pas grand chose.
 
Pensons-y ;) 

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Maniaque.

Je savais que j'étais pleine de tics, voire de TOCS (comment ça, se laver les mains 400 fois par jour, c'est pas bien?), mais je me découvre en plus complètement maniaque en ce qui concerne la vaisselle.

Cela m'est apparu comme une révélation la dernière fois que je la faisais.  J'ai remarqué que je ne pouvais pas faire la vaisselle autrement qu'une certaine façon, et si je change cette façon de faire, bien que cela ne m'empêchera pas de vivre (et encore moins de finir la vaisselle), cela me fait tiquer.

Je commence d'abord par faire toutes les assiettes.

Puis les verres.

Puis les gros récipients ou instruments de cuisson (bols, casseroles...)

Et enfin les couverts.

Jamais dans le désordre, toujours dans ce même ordre.

C'est quand même grave de se dire que j'ai des "rituels" de vaisselle auxquels je ne suis pas capable de déroger.

Faudra pas que je m'étonne si un jour je vois débarqué des bonhommes en blouse blanche chez moi ;) 

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Ah que Johnny !

"Les coups...Quand ça vous arriveuh...Oh oui ! Ca fait maleuhhhhh !".

Voila ce que nous beugle Johnny Haliday pour nous vendre des lunettes "Rooooooooooooooptique deux milleeeeeeeeeeeeeeeeuh".

Bon cette pub n'est pas toute récente. Seulement je n'avais jamais écouté les "paroles". Et je dois dire que les paroles euh...

Ben voila quoi.

 

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Nos soirées de Petits Vieux.

Parce que nous sommes Petits, et qu'il est Vieux (:p), nous passons des soirées de petits vieux.
Et donc nous avons dévalisé diverses librairies la semaine dernière, et depuis nous bouquinons.
 
Car les soirées télé, c'est bien (enfin pas vraiment pour lui !), les soirées jeux vidéos c'est bien aussi (enfin pas vraiment pour moi !), mais les soirées littéraires sont les plus reposantes, les plus dépaysantes et elles prêtent tout autant au dialogue, même si chacun traverse des univers différents par la lecture.
 
L'histoire du monde pour lui, des romans pour moi, et chacun y trouve son compte.
 
Manque plus le feu dans la cheminée- absente elle aussi de notre intérieur- un chat perclu d'arthrose (les miens sont encore tout fringuants), et le décor "Petits Vieux" sera complet ;)
  

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"Peut-on être français ?", Chadortt Djvann.

Résumé : Roxane est irannienne. Elle arrive en France, à Paris un beau jour. Elle réalise enfin son rêve : quitter l'Iran et vivre en France. Oui, mais pour être français, il faut - selon elle - parler français. Roxane va donc s'atteler à apprendre le français de toutes ses forces, pour cesser d'être iranienne.

Mon avis : Chahdortt Djavann est irannienne. Elle arrive en France, à Paris un beau jour. Elle réalise enfin son rêve  :quitter l'Iran pour vivre en France.

Etrange comme Roxane et Chahdortt Djavann se ressemblent. Je connaissais déjà Chahdortt Djavann pour avoir lu le pamphlet qui l'a fait connaître : "Bas les voiles !", que j'avais déjà très apprécié à l'époque. Le style était efficace, touchait les faits plus que ne cherchait à toucher le pathos. Ce même style, nous le retrouvons dans "Peut-on être français ?".

Il faut savoir qu'à son arrivée en France, l'auteure ne savait pas parler français, comme Roxane. 

Pour quelqu'un dont le français n'est pas la langue maternelle, je trouve qu'elle manie la plume avec bien plus de cette délicatesse brute que j'apprécie tant, que nombreux auteurs autochtones. J'aime son style, le tournure de ses phrases, sa façon de raconter les choses.

J'admire son combat, sa force et sa prise de position face aux régime islamique de l'Iran. Je la trouve très courageuse et c'est aussi pour cela, que j'achète ce qu'elle écrit. C'est une façon pour moi de "soutenir" son combat. En la lisant, et en écoutant ce qu'elle a à dire, sous forme d'essai ou de roman, comme c'est le cas de "Peut-on être français?".

Car de roman, ce livre n'en a que la forme, en réalité il s'agit d'une véritable étude comparative et engagée de la France versus l'Iran. La narratrice enchantée de son arrivée en France et de l'apprentissage de la langue au début, plonge de plus en plus dans la mélancolie et dans une sorte de "schizophrénie" culturelle, lorsqu'elle se rend compte qu'elle est étrangère partout (en Iran comme en France) et qu'elle ne vit que dans l'ombre de son passé, qu'elle a beau être en France, son esprit est en Iran. Elle sombre alors dans un profond malaise et s'échappe de sa vie en écrivant à Montesquieu, son mentor. Les lettres que Roxane "échangera" avec l'auteur des "Lettres persanes" seront à la fois un exutoire mais aussi seront prétexte à débattre sur la question de l'Iran et son régime et de la France, qui n'est pas non plus épargnée, de même que le Monde occidental, que Roxane - et donc Chahdortt Djavann - voit comme le lieu de toutes les solitudes, et un monde hypocrite soutenant ces mêmes pays dont ils déplorent l'Islamisme. Personne n'est épargné, tout le monde en prend pour son grade, et Roxane comme de nombreux iraniens et iranniennes encore aujourd'hui, font les frais de tout cela.

Ce roman engagé tend à dénoncer.

Ce roman m'a terrifiée, m'a émue, et comme toujours sous la plume de Chahdortt Djavann, m'a fait réfléchir. Elle est une de ces auteures qui ne laissent pas indifférents, car ils n'ont pas peur de prendre position. A nous de prendre position à leur côté, ou se positionner contre. Mais le pire serait de ressortir du monde de Chahdortt Djavann dans la plus parfaite indifférence...Ou de passer à côté de ces oeuvres. 

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"Vous plaisantez, monsieur Tanner", Jean-Paul Dubois.

   
Résumé : Monsieur Tanner hérite d'un cadeau empoisonné à la mort de son oncle : une maison. Une maison qui ne tient que par la force du Saint Esprit. Et monsieur Tanner de vendre sa propre maison pour se lancer à l'aveuglette dans ce vaste chantier qu'est la remise sur pied de cette maison. 
 
Mon avis: Pris un peu à l'aveuglette aussi (pour profiter de deux livres "Point" acheté, un offert), ce livre se révèle être une bonne surprise. Tant par l'histoire en elle-même (savoureuse !), qui ne se lit pas mais se dévore (j'ai beaucoup aimé le principe des chapitres minuscules - 1 page, voire trois ou quatre maximum chacun) tellement l'écriture est fluide mais pas dénuée de caractère. En outre, c'est un livre court, qui se lit en quelques heures à peine.
Jean-Paul Dubois se révèle être un très bon portraitiste : nul trait n'échappe à son oeil lorsqu'il décrit cette galerie de personnages (maçons, fumistes, zingueurs, plombiers en tout genre) qui se succèdent et font le fil conducteur du récit. 
Le récit est léger, et très amusant (j'ai beaucoup ri tout au long du livre) : tout est dans le style.
 
Et du style, Jean-Paul Dubois n'en manque pas à en juger par cette oeuvre (et les nombreux prix qu'il a reçu, apparement), qui marque le début d'une belle histoire avec cet écrivain (mais journaliste de métier), pour la lectrice que je suis.
 
En deux mots comme en un ordre : lisez-le. 

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99 F, côté livre.

Résumé : Octave Parango est publicitaire. Fortuné autant que drogué, il souhaite dénoncer son travail en écrivant un roman, et mettant à nue sa vie. 
 
99 F version papier je pourrais le décrire comme cela: tout aussi prenant que le film. Au début.
Mais rien à voir. Le livre et le film qui s'en est inspiré sont vraiment différents. Je ne peux pas dire que j'ai préféré l'un par rapport à l'autre, car chacun a son charme (si seulement on peut parler de charme).
 
En revanche, j'ai trouvé dommage que plus le livre avançait, plus le fil était décousu, et plus le fil était décousu, plus on se perdait dans la lecture. J'explique : au début du livre, on se délecte des situations, des phrases (c'est quand même un style celui bobo-rebelle-chic-et-cynique qui chatouille juste là où il faut pour nous faire rire peu forcé pour ensuite mieux faire la grimace). Puis plus le livre avance, plus c'est attendu, les tournures sont jolies certes mais convenues. 
 
Du coup je suis ressortie un peu lasse, un peu ennuyée de la monotonie dans laquelle tombe le livre, au fur et à mesure que la vie d'Octave elle, va creshendo dans la destruction puis la reconstruction (ou tentative de).  
 
C'était ma première fois avec Beigbeder, certainement pas la dernière, mais un avis quand même mitigé à la sortie du livre. 
 
En fait, je m'attendais à un style plus percutant. 

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Les pieds dans le plat.

Les pieds dans le plat, avec les chaussures en plus.

La scène se passe dans une grande enseigne de librairie. Notre couple est en quête d'achats compulsifs (oui, on est comme ça nous). Un môme tape dans une poubelle en métal, à côté du bureau d'un vendeur (absent du bureau, comme beaucoup de vendeurs dans ce genre de magasin, à se demander si ce n'est pas qu'une légende urbaine la présence de vendeurs en magasin).

Une fois. Deux fois. Trois fois.

Et trois fois mon poil se hérisse (je suis une psychorigide du bruit : les bruits parasites me rendent très vite nerveuse, autant vous dire que je suis nerveuse assez souvent, en ville et en famille). La mère est a côté, elle ne dit rien, laisse le gamin faire.

La quatrième fois, je pousse un gros soupir, me tourne vers Vi. et sort en râlant que franchement y'a des parents qui ne savent vraiment pas éduquer leurs mômes et leur mettre des limites.

Un homme est à côté de nous. Il se tourne vers l'enfant et lui dis :

"Maintenant, ça suffit, vas vers maman!".

Dans le mille, cet homme, c'était son père. Et les pieds dans le plat, c'était pour moi. 

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La Star du jour.

La Petite

 

Kiwi et La Petite

 

 

 

Mais elle n'a toujours pas de prénom. 

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Ma nouvelle lubie, part II.

Je voulais des poissons.
C'est pour cela que nous sommes repartis avec un chaton sous le bras.
Je voulais le noir avec un petit plastron blanc.
C'est pour cela que nous sommes repartis avec la mouchetée-tigrée marron.
Il ne lui aura pas fallu une journée pour s'acclimater.
Kiwi en revanche apprécie moins en revanche notre arme secrète destinée à 1) assouvir mon besoin viscéral d'avoir de la compagnie en ce moment sous la forme d'un animal 2) ce qu'il s'ennuie moins dans l'appartement, en lui offrant à lui aussi de la compagnie (en espérant que nos nuits soient plus paisbles !).
 
C'est l'année des "C". Mais on a pas trouvé de nom pour le moment. Alors Vi. l'appelle comme il veut, et moi aussi, en attendant d'être fixés !
 
Photos à venir ;) 
 

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Nos amis pour la vie.

Je sais pas si vous avez eu l'occasion de voir la nouvelle publicité pour les Produits laitiers, mais moi elle me fait carrément peur.
 
http://nosamispourlavie.com/
 
 

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On en a gros !

Vi. et moi, on en a gros ! 
Depuis plus d'une semaine, Kiwi (le chat qui est un poulet, souvenez vous, c'est un ordre) nous rend la vie infernale.
 
Dans les tranchées (le salon, le hall d'entrée), l'horreur est à peine tenable : ce sont des bouts de tapisserie déchiquetée qui gisent au sol et rendent leur dernier souffle dans l'indifférence la plus complète (on s'est résignés à les ramasser...Tellement Kiwi met de l'ardeur à la tâche de tout détruire dans l'appartement), ce sont des objets qu'on passe notre vie à ramasser, mais qu'on ferait mieux de laisser au sol aussi. Mais c'est aussi la moquette qui est devenue moutonneuse à force d'être griffée par Kiwi, et dont le ventre béant nous laisse présager de toute l'ampleur du travail qu'on devra refaire (et vlan, la moquette et la tapisserie, de beaux week-end en perspective!) et financière du désastre (tout à refaire...On est locataire, donc si on veut pas perdre la caution...).
 
Mais à l'arrière, la vie n'est pas plus facile : le sommeil se fait rare, la tension monte. Le chat ne nous laisse pour ainsi dire plus dormir. Réveil à 4h du matin, java jusqu'à sept. Même le pulvérisateur d'eau ne fait plus son effet. Et hier la cerise sur le pompom du gâteau : crevés tous les deux, on se couche juste après Prison Break (j'ai loupé tout le début de la saison :'(). Une heure plus tard, on est réveillés par Kiwi, qui normalement dort avec nous et aux mêmes heures que nous, mais qui ce jour-là a décidé qu'on se coucherait tard. Résultat, Vi. et moi on est encore plus crevé, lui était énervé, moi proche de la crise de nerf : ce chat aura ma peau (ou celle de mon couple). On a du monter tout un système pour l'enfermer la nuit au salon, sans être susceptible :
  • de dégommer la moquette en la griffant
  • déchirer la tapisserie
  • agresser le canapé.
Vi. a même du déplacer un gros sommier pour être sûr que celui-ci (sur lequel grimpe toujours Kiwi monte toujours) ne tombe pas sur Kiwi pendant la nuit s'il faisait trop le fou. 
 
Franchement...On en a gros. Et si cela ne se calme pas, j'envisage le pire : me séparer de Kiwi :(

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