.

Un manque.

Celui de partager ses passions avec l'Autre.

Surtout quand on s'y replonge, comme je le fais actuellement.

Ah combien c'est cruel d'avoir aimé quelqu'un dont les passions concordaient, mais pas les sentiments, pour mieux ensuite souffrir du manque de ces mêmes passions avec quelqu'un dont l'amour concorde mais dont les points communs sont aussi inexistants !

Et si j'en souffre, c'est que j'ai toujours peur que les passions de l'un ou de l'autre (en l'occurrence, moi à l'heure actuelle) éloignent par l'investissement qu'elles demandent ou par l'incompréhension qu'elles suscitent.

L'amour est un bien délicat équilibre à obtenir.

Il faudrait que je sache comment bien tout doser, pour ne faire s'étioler aucun sentiment, aucune complicité.

Mais personne ne sait certainement le faire.

 

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Marathon télé.

Entre hier soir, et aujourd'hui 1:43 AM, heure à laquelle j'écris, j'ai regardé la totalité des épisodes de Death Notes (entrecoupés de ceux du Destin de Lisa, et de l'amour est dans le pré...hem).

Waw.

Tout simplement...Waw.

L'article viendra demain, et pour les zinzintéressés qui aiment la mangasse, les épisodes sont visibles en streaming sur le site d'Anime Ultime

A mes yeux la meilleure des AMV que j'ai trouvé sur le net à propos de Death note.

 

 

 

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Bilan de santé mentale après deux semaines seule chez moi.

Il y a eu pas mal de bouleversements ces derniers jours dans ma petite vie pépère.

Déjà de grandes retrouvailles avec Lydia, et finalement l'année qui nous a séparée n'a en rien entachée notre amitié: nous sommes toujours aussi complices qu'avant, et je pense qu'on pourrait tout aussi bien s'opposer l'une à l'autre pour les mêmes choses qu'auparavant. Et c'est bien, comme cela ! Bien entendu, elle sait que notre relation retrouvée ne signifie en rien que la confiance qui va avec est là de mon côté. Mais peut être que le temps fera son oeuvre, en tout cas je suis satisfaite pour le moment.

Ensuite, une grosse engueulade avec mon Ti Ravioli (dont vous avez la version sur son blog, décidément, d'ici peu on pourra rien vous cacher ! Ah les aléas des blogs intimement publics !), aussitôt réglée une fois les torts respectifs reconnus. Mais il s'avère que j'ai bien changé, et que je n'arrive plus à me tourner aussi facilement vers les autres lorsque je souffre. L'écrire sur mon blog aux yeux de milliers (d'une centaine...bon d'une dizaine) d'inconnus, je peux le faire, mais me tourner vers mes amis cela m'est toujours plus difficile et pourtant je suis bien loin du contexte de l'an dernier.

Quelque part ce constat m'attriste, car cela signifie peut être qu'à chaque fois que l'on me blesse je ressors plus forte...Mais aussi plus froide, plus inhumaine (ou plus humaine ? allez savoir) : je deviens de marbre, je ne veux de l'aide de personne, pas même de leur compassion. Je ne fais plus confiance aux autres concernant leur capacité à être là en cas de besoin quelconque et me retrouve finalement très seule avec moi même, avec ce que cela comprend de bon et de moins bon. 

J'ai pu également me retrouver face à ma Clarissouille, et me rendre compte de l'éloignement aussi que j'ai eu envers elle : vous autres lecteurs êtes bien plus au courant de ce que je traverse dans ma vie, qu'elle qui me suit depuis sept ans. Alors nous avons parlé à coeur ouvert, je lui ai dis combien ce constat m'était difficile car il montrait bien une incapacité de ma part, et non pas une absence d'amitié, mais en tout cas une distance que j'éprouve toujours et que je compte bien réduire avec elle.

Il y a eu aussi les hauts et les bas avec Vi. Surtout des très bas; à ce point que je manquais de force, que j'ai craqué, que j'ai beaucoup pleuré, pour être aussi froide que de la pierre l'instant d'après. Et là encore, j'en souffre, car comme j'ai expliqué à l'animal en question, chaque blessure que je reçois est un verrou qui se ferme à nous.

Un jour j'ai peur de me transformer en pierre définitivement, avec n'importe quel entourage. J'aimerai pouvoir apprendre à m'endurcir, sans perdre mon empathie. 

Pour le reste, nous parlons de nouveau projets...Et ils prennent une tournure bizarre ! Chacun de notre côté, on envisageait de vivre comme une sorte de colocation, avec d'autres personnes chez nous (en l'occurrence, son frère et ma soeur). Parce que lui comme moi ne supportons pas d'être seuls, finalement. On a besoin d'être entouré d'être physiques, d'avoir du bruit, du mouvement autour de nous pour se sentir bien, même si nous n'approchons pas ce mouvement et cette vie qui nous entoure.

Bon l'idée est farfelue, mais quand même ! De toute façon si nous vivons ensemble, il faudra que nous composions avec son frère (car les circonstances font que c'est ainsi, même si ca me réjouit pas particulièrement). En revanche, j'ai exclu l'idée même que l'on cohabite à trois dans son appartement actuel :  trop vetuste à mon goût, et trop de leur vécu familial pour que je m'y sente chez moi (j'aurai l'impression de déloger son frère d'un lieu où il a vécu et continue de vivre si je refaisais la déco par exemple), et pis même, je veux d'un "chez moi", d'un "chez nous", pas d'un "chez eux".

Alors bien évidemment, rien n'est encore  fait, ce sont encore des projets lancés dans l'air (pour changer), mais on y réfléchit quand même (pour changer).

Les seuls projets tangibles que nous ayons dans l'immédiat sera notre séjour sur Paris, la visite à sa famille (ah, j'ai peur!j'appréhende: "et si ca se passait mal ?" "et si une fois sur place je me rendais compte que j'aime pas Vi, on aura l'air de quoi devant sa famille?" Car mine de rien, ça officialise vachement notre relation je trouve!) et éventuellement un petit séjour de mon Ti Ravioli et son chéri à Rouen (ce serait vraiment chouette!).

Ah oui, et je ne peux pas légitimement achever ce bilan en omettant le fait que je flippe tellement ma race à donf grave toute seule dans le noir de ma grande maison toute bruyante de son âge (z'avez jamais remarqué que les maisons étaient vivantes?), que je laisse toujours une petite lumière allumée dans la cuisine...Oui, c'est honteux d'être irrationnelle à ce point et Nicolas Hulot ne serait pas fier de moi !

C'était un communiqué de Lara, seule chez elle : finalement, on y survit très bien. (comment ça, j'aurais du m'en douter?) 

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J'adore.

Marcher pieds nus sur ma terrasse l'été.

Et sentir le sol rugueux et tiède sous mes pas.

C'est à la fois doux et éprouvant,

Mais toujours reposant au final. 

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De travers.

En fait, je crois que je ne suis pas née droite.
C'est pour être pour cela que je suis gauchère.
 
Mais une chose est sûre : je suis de travers.
Et à force d'être de travers, j'ai l'impression qu'il est très difficile pour les autres de tracer une ligne droite à mes côtés.
 
On a percé l'abcès vendredi soir, Vi. et moi, et depuis ca allait mieux.
Les sentiments sont là, d'un côté et de l'autre, mais j'ai toujours eu ces foutus doutes.
 
J'irais même jusqu'à écrire: ces putains de doutes à la con.
 
Et quand je doute pas, je me projette sérieusement, c'est pour cela que c'est moi qui monte à Rouen, et pas Vi. qui descend sur Lyon, car il a une opportunité professionnelle que j'aimerai qu'il attrape en plein vol, en espérant que s'ouvre une nouvelle voie pour lui.
 
Il a envoyé CV et lettre de motivation.
Reste à attendre, et j'espère que l'attente ne sera pas trop longue, et la réponse positive à sa demande.
 
Parce que je suis de travers, malgré tout le soutien que je pense lui apporter pour le soutenir dans ses démarches (c'est pas forcément évident de se dire qu'on souhaite changer de boulot quand on a CDI dans lequel ça se passe pas mal du tout), je suis de travers car je lui demande de m'apporter du soutien quant à ma décision : je vais chez lui pour trois semaines, mais c'est comme si je savais que ce sera pour plus longtemps.
 
Et comme j'envisage sérieusement de plier bagage malgré tout, j'aimerai que Vi. me soutienne un peu plus, car c'est lui qui m'avait parlé d'une vie à deux.
 
Parce que je suis de travers, j'ai certainement pas su m'exprimer hier soir, fatalement la dispute est venue, et mes peurs aussi : j'irai vivre chez lui, ce n'est pas chez moi, à des centaines de km de ma ville, et sous le même toit que son frère. Pour combien de temps  ?
 
J'aimerai que si j'ai à tout quitter, je sois accueillie dans les meilleures conditions, et j'ai peur de ne voir aucune concession de faite. J'ai voulu faire comprendre que ma situation ne serait pas aisée, l'adaptation pas forcément évidente, que l'idée de partir me rendait triste, mais que c'était presque un oui définitif, ou si ca ne l'était pas en tout cas un pas dans ce sens.
 
Parce que je suis de travers, en parlant de tout cela à Vi., je lui ai mis la pression alors qu'il a pas besoin de ça en ce moment, il est fatigué et nous avons été un peu en froid la semaine dernière.
 
J'ai peur qu'à force d'être de travers, il se détourne de moi.
 
En ce moment, c'est un mot qui revient couramment dans mon langage, et j'aimerai qu'il en disparaisse, que je sois rassurée, et que je ne vois pas partir quelqu'un d'autre à nouveau à cause de moi. 

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Ratatouille.

Le dernier né des studios Pixar s'appelle Ratatouille.

Et hier, j'étais à l'avant-première avec plein de n'enfants et de moins n'enfants, et surtout avec Elise, Florent et Lydia.

J'étais pas motivée-motivée, la bande annonce ne m'avait pas donné envie, et puis surtout en ce moment je suis d'humeur policière alors un bon petit Zodiac m'intéressait 'achement plus dans l'idée.

Ratatouille, c'est en vrac :

  • superbement mis en scène (Paris est vraiment belle en film d'animation...le moindre décor, la moindre casserole de la cuisine à l'air plus vrai que nature !)
  • avec des musiques bien sympatoches, et pas de chansons chiantes (bon ok, il y en a une à la fin, mais elle passe très bien, j'ai pas eu d'indigestion, merci !)
  • un petit rat TROP mignon, dommage que celles de me soeurs aient pour seul but dans leur vie de ronger les barreaux de leur cage.
  • une belle histoire d'amitié, pas trop gnan-gnan
  • un scénario que je trouve carrément original
  • et surtout un inflexible critique culinaire, et un Gusteau que j'aime beaucoup chacun pour des raisons différentes :D
Bon évidemment, on s'attend au moindre rebondissement, mais quand même...C'était un sacré bon film d'animation, le genre de bonne surprise qu'on aime avoir quand on a été quelque peu déçue par un Shrek 3 qui promettait beaucoup mais n'a donné que trop peu...

 

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Happy face.

Pas une seule seconde à moi depuis samedi soir, et pour une fois : ça fait du bien !
 
Tout d'abord, M. qui voyant mon état de désespoir samedi, s'est portée à mon secours en me proposant qu'on se fasse une soirée ensemble. C'est la deuxième fois qu'on se voit en dehors du boulot, et je dois dire que j'espère que ce ne sera pas la dernière !
 
Couchée à pas d'heure, j'ai remis ça le lendemain lorsque Lydia est venue passer l'après-midi et la nuit à la maison aussi, qui ne fut donc pas si vide que cela. Un an de papotage à rattraper, cela a pris des heures pour tout se dire ;)
 
Aujourd'hui, sortie à nouveau : Part-Dieu nous voila, avec mon Ti Ravioli, son chéri, et Lydia, une joyeuse troupe se prépare à faire quelques emplettes avant d'aller au ciné voir Ratatouille (non pas que j'ai particulièrement envie de le voir, mais d'une ma soeur m'a filée une place gratos, et deux ca me permet de sortir un peu !).
 
Ce soir, ouf, je souffle quand même un peu !
 
Avant de faire de la place, demain pour ma Clarissouille qui vient dormir aussi à la maison : beaucoup de temps à rattraper pour nous deux aussi, depuis le temps qu'on s'est pas vues!  
 
Programme chargé donc, et semaine de boulot qui va s'avérer difficile ;) 

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J'ai crevé l'oreiller.

Mais peut être pas de la même façon que l'entendais Bashung, Alain de son prénom.

Cela fait plusieurs jours que je suis inquiète.

Je me sens très seule, dans mon boulot, parmis mes amies, dans mon couple et aujourd'hui symboliquement sans ma famille.

Vertige de l'amour, sous toutes ses formes, voila à quoi a pu ressembler mon réveil ce matin.

Au sens premier du terme.

Parce que j'ai vraiment des vertiges et des nausées depuis ce matin, 6:00 AM comme disent nos amis anglo-saxons.

Je me suis retournée dans mon lit, et même horizontalement sans avoir fait plus d'effort que cela, j'ai eu la tête qui m'a tournée.

Lorsque je me suis levée, ce ne fut pas mieux : ce fut même pire !

J"ai l'estomac en vrac, et la chaleur de la boutique n'arrange rien, je me traîne comme un escargot, chaque mouvement de tête me coûte, c'est comme si la pièce allait s'effondrer, mais en fait c'est moi qui tomberai.

J'ai peur que Vi. s'en aille.

Je crois que cette idée m'est insupportable, et contribue grandement à mon malaise.

J'ai vraiment peur.

Et je me sens très seule.

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Le standard.

Parce qu'à Gibert nous sommes Caissière A Tout Faire.

Et qu'en plus ça rime.

Or donc, chaque caisse possède un téléphone, qui est un standard. Ce qui nous fait trois téléphones, pour trois caissières (qui encaissent, donc entre deux coups de fil), pour je ne sais quelles dizaines (voire la centaine dans les bons jours?) de clients qui appellent.

Alors on s'y fait très vite au standard : "Gibert Lyon, bonjour !" et puis on attend que le client fasse sa demande (de quoi d'ailleurs ? Lui même le sait très peu en général).

Ensuite il faut s'habituer à ce qu'on appelle les "transferts". Donc comme son nom l'indique le transfert c'est lorsqu'on transfère un appel émis au standard, vers le téléphone d'un vendeur quelconque en rayon.

Enfin quelconque, quelconque...pas si quelconque que cela, c'est bien pour ça que chaque rayon à son (ou ses en fonction de son importance) vendeur(s) attitré(s).

Donc quand un client nous demande un rayon - littérature par exemple, ou évoque quelque chose de flou susceptible d'être dans un rayon - Proust donc, histoire de faire toujours dans le rayon littérature, nous transférons l'appel vers ledit rayon.

Souvent, l'appelant est tout guilleret ("Ah bonjour, je vous appelais pour un renseignement !") et lorsque nous lui demandons quel rayon celui-ci désire joindre, pour ensuite renchérir que "très bien Monsieur, Madame, je vous passe le rayon littérature", le ton est de suite plus renfrogné ("ah...merci...").

Bien sûr, il y a les irréductibles têtus, qui lorsque nous annonçons le fatidique "très bien Monsieur, Madame, je vous passe le rayon littérature", insistent : "non mais vraiment, vous ne pouvez pas me renseigner ?". A ceux-ci j'ai toujours eu la furieuse envie de répondre: si en fait je pourrais vous renseigner, mais j'ai pas envie, votre voix ne me revient pas. C'est vrai quoi.

S'ensuite alors une courte (très souvent) joute toujours respectueuse (quand même) verbale : de mon côté j'insiste pour dire que je suis à la caisse et donc dans l'impossibilité de pouvoir répondre à la demande que l'on me fait, que je ne suis pas vendeuse en rayon littérature et que je ne connais donc pas les titres disponibles, à quel prix, pas même que je peux faire une commande ou telle autre demande (tiens, bancale cette phrase, l'auteure s'auto-excuse). Très souvent, l'insistance du client, de même que son incompréhension (compréhensible au demeurant, car j'avoue que c'est quand même particulier l'organisation de cette entreprise), persistent, mais finalement il capitule, et le rayon littérature prend le relais, le temps de transférer l'appel.

La standardiste a vaincu.

Nous avons quand même quelques colériques, surtout parmis ceux qui veulent revenir pour revendre leurs livres, et ne comprennent pas qu'à la caisse on encaisse et qu'on ne peut absolument pas leur dire quel livre est susceptible d'être racheté ou non, car tout est informatisé, qu'il nous faut le code barre, et que même si "mais si vous voulez je vous les dicte!" (à ceux-ci j'ai envie de leur dire qu'ils viennent s'amuser derrière la caisse à taper manuellement chaque code barre qu'on leur dicte dans la journée), rien à faire, non c'est non, il existe un service achat et la caisse est une caisse, pas le service achat, donc "je vous prie de m'excuser Madame, mais il m'est vraiment impossible de vous donner une autre réponse que celle que je vous ai déjà faite : il faut venir vous même avec vos livres, et c'est sur place que nous déterminons les achats".

Il y a les appelants que j'adore, ceux qui connaissent le standard, connaissent bien la boîte, ou ont bien retenus les indications des vendeurs lorsque ceux-ci demandent à ce qu'on les rappellent, j'ai nommé les appellants-qui-savent-vraiment-où-ils-veulent-être-dirigés : "Bonjour, je vous appelle car j'aimerai avoir le rayon littérature s'il vous plait".

Là c'est un bonheur d'une part parce que l'appel est court (moins de vingt secondes) et que donc on peut encaisser tranquillement (parce qu'après tout, c'est ce pourquoi je suis payée), mais aussi parce que je suis vraiment une quiche au téléphone.

Ce qui est amusant c'est que mine de rien, même en quelques secondes téléphoniques, on peut déjà cerner certaines choses chez l'interlocuteur. Je pense à cette dame qui nous appelait, et dont j'entendais pas la moitié de ce qu'elle me disait, car un môme arrêtait pas de pleurer derrière et que l'on entendait un autre lui crier dessus (au môme qui pleurait, pas à la dame). Ou encore au bruit de la rue que l'on entend derrière.

Enfin, pour terminer, j'ai quand même quelques perles à partager avec vous, bien sûr elles ne sont pas aussi savoureuses sans vécu, mais à mes yeux elles valent leur pesant d'or :

Client n°1 : "bonjour, vous vendez des articles ?"

(non, mais maintenant que vous le suggérez, on l'envisagera peut être à l'avenir !)

Client n°2 : "bonjour, je suis bien chez Planète Saturn.

Réponse négative bien entendu. Mais le meilleur reste  à venir : " et vous n'auriez pas leur numéro par hasard ?"

(il nous a certainement confondu avec les pages jaunes)

Concernant le client n°3 (qui arrive d'ici quelques mots), il faut savoir que lorsque vous appelez la boutique, avant que quelqu'un décroche, un disque se lance et énonce les adresses et horaires d'ouverture de la boutique.

Client n°3 : bonjour, je vous appelais pour avoir vos horaires d'ouverture.

Ce à quoi je réponds 10h-19h15 sans interruption, du lundi au samedi (parce que j'ai bien appris ma leçon).

Et le client n°3 de répondre : ok, c'était pour être sûr que ceux du disque n'étaient pas erronés.

(un premier avril toute l'année, ce serait un peu lourd...) 

Le client n°4 qui va suivre était certainement un peu schizo (ou avait la maladie d'Alzheimer, au choix).

Client n°4 : Bonjour...Euh...je voudrais vendre ma collection de euh...Dragon Ball, et je voudrais savoir si vous les ....euh...rachetiez ?

Alors là, laïus habituel, puis l'appel se termine.

Une à deux heures plus tard, le même : Bonjour...Euh...je voudrais vendre ma collection de euh...Dragon Ball, et je voudrais savoir si vous les ....euh...rachetiez ?

Histoire de ne froisser aucune suscepitbilité, j'ai fais mon idiote, et j'ai réitéré mon premier laïus. On sait jamais d'ici à ce qu'il s'agisse d'un toqué qui ait besoin de répéter le même rituel deux fois de suite pour se sentir mieux !

 En fait, ca ne fait que quatre perles, mais personnellement, je ne m'en lasse pas ! (Qui a dit que la vie d'une caissière était monotone ?)

A suivre (oui parce que maintenant j'ai décidé de donner un rythme sériel à cette catégorie, parce que je le veux bien !) : "je joue les prolongations!".

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Maman, j'ai raté l'avion !

De commun avec ce film, ce billet n'aura que cela : seule dans ma maison, ma famille partie en vacances sans moi.
 
C'est le scénario que je vivrai à partir de samedi, les huit autres personnes partageant quotidiennement ma vie s'exilant à l'autre bout de la France pour passer quinze jours en Bretagne.
 
Parce que figurez vous que comme :
  • je travaille toujours
  • nous avons deux chats
  • et deux rats
  • et plein de plantes à arroser
Et bien il faudra bien quelqu'un pour garder la maison. De toute façon j'ai pas le choix, vu que mon contrat se termine pas avant le 28 juillet.
 
Mais j'avoue que même si l'idée d'être tranquille pépère jusqu'au 4 août me fait plutôt plaisir, je n'en mène pas large non plus à l'idée d'être toute seule tranquille pépère jusqu'à ce même 4 août.
 
Tout simplement parce qu'à part l'an dernier où ma famille s'est pris quatre jours de vacances dans ma famille et que je bossais aussi, je n'ai JAMAIS été seule sans PERSONNE de ma vie.
 
Certes, c'est tout sauf insurmontable, et je m'en sortirai très bien.
Sauf que ca veut dire qu'à part discuter avec les deux chats je vois pas très bien comment je pourrai évacuer mon surplus de parole quotidien sans m'étouffer dans mes mots.
 
Et pis même : ca signifie plus d'engueulade, plus de bruit de télévision qui tourne parfois inutilement dans le salon, plus de soeur scotchée devant le pc de la chambre...Ca signifie L. lost dans sa maison qui fait peur (car ma maison fait peur, malgré les quinze années que j'ai déjà vécues à l'intérieur).
 
Un truc tout con en plus : je me dis que s'il arrive un truc à ma famille (un accident pour ne pas le nommer), je me retrouverai définitivement seule dans cette maison, ou dans ma vie familiale (certes j'ai la chance d'avoir une grande famille autre que nucléaire, mais c'est pas pareil). J'y pense sans y penser, mais je suis pas rassurée quand même.
 
Enfin, dans l'immédiat, le truc le plus chiant ce sont toutes les recommandations dont la liste s'allonge de jour en jour, que ma mère me fait.
 
Des recommandations qui ont le don de m'énerver comme : "tu n'oublies pas de fermer la porte derrière toi !".
 
Ouais...Heureusement que j'ai pas attendu mes 21 ans pour apprendre à fermer à clef une porte derrière moi...Mais à en croire ma mère on dirait que c'est tout nouveau tout beau, et qu'elle redoute cette terrible épreuve. Sa fille sera t'elle capable de penser à telle ou telle chose? Survivra t'elle toute seule dans ce milieu hostile qu'est sa ville natale et sa maison d'enfance  ?
 
Ah que d'aventures m'attendent !
 
;) 

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Changement de cap !

Parce que vouloir une chose et son contraire fait apparement partie de notre vie de couple; V. et moi avons pris la plus saine des décisions à prendre en ces périodes de doutes, et de pression : je le rejoins chez lui pour ses vacances, un aller simple et pour le retour...

Nous verrons si ce séjour se passe bien ou pas, et nous aviserons ensuite :)

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En fait, c'était idiot.

C'était idiot, car d'une j'ai pas résisté à l'envie / au besoin d'écrire à mon ex.

Mais c'était encore plus idiot de lui envoyer un looooooooong mail, alors que mes dires se résumaient à trois points :

  • il me manque amicalement, et que j'aimerai bien que nous reprenions contact de temps en temps par mails (why not?).
  • amoureusement j'arrive pas à aller de l'avant, car certaines choses me manquent chez Vitony, mais aussi parce que j'arrive pas à me défaire de cette ancienne relation, et que donc j'aimerai bien avoir son 'accordance' pour pouvoir aller de l'avant (oui je sais, y'a que moi pour contacter un ex en lui demandant de m'autoriser à être heureuse sans lui)
  • lui faire part de ce qui m'avait blessée lors de la rupture, et aussi bien entendu lui dire que je lui en voulais quand même un peu.
Résultat : je suis 'couasiment' sûre que je n'aurais pas de réponse. De toute façon, à quoi bon ?
 
 

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Les soldes, verdict.

Affirmer ma féminité, et mettre des couleurs dans ma garde-robe, voila quels furent les maîtres mots de ma démarche durant ces soldes.

J'avais donc en tête une idée précise de ce que je désirais, ainsi qu'un budget précis:

  •  une robe estivale
  • une jupe
  • un jean
  • un petit pull de mi saison
  • une paire de tongs noires, les PLUS simples possibles (genre la semelle et la ficelle noire, basta)

C'est d'ailleurs pourquoi au final je me suis retrouvée (faible femme que je suis) avec sur les bras :

  • ladite robe (vert anis, quelques rayures, aérienne...géniale en somme)
  • pas de jupe
  • un jean dont il est susceptible de déteindre sur les vêtements clairs (dixit l'étiquette Etam)
  • pas de petit pull de mi saison (enfin si, un, que j'ai même pas essayé, résultat j'ai l'air de rien dedans, en revanche ma soeur le porte à ravir : allez hop, cadal !)
  • un petit gilet rose de mi saison, lui
  • un débardeur façon salopette (ouais bizarre le truc) noir et blanc qui évoque les années 60 (Sheila n'a qu'à bien se tenir avec ses petites couettes)
  • un dos nu, rose aussi
  • un petit haut...décidément rose (c'est une invasion) [ le tout H&M, soldé moins 70% j'allais pas cracher dans la soupe...]
  • un bermuda coupé classe, noir et ceinturé
  • un panty pour remplacer l'ancien
  • un boléro
  • un petit haut col danseuse, manches bouffantes
  • un petit haut classique noir
  • et pas de tongs noires...Car aucune paire n'est simple. A croire que c'est trop demander...Ou alors quand elles sont simples, elles sont estampillées d'une marque qui les rend inabordables niveau prix (oui parce que 20 euros une paire de tongs, merci mais à ce compte là je vais nus pieds...Faut pas se ficher de la gueule de nos pieds non plus hein !)

Je crois que le constat est flagrant : je n'ai pas su me tenir à ma liste initiale. Mais au moins j'ai respecté mon budget !

D'ailleurs cette année, force est de constater que je n'ai pas eu à me battre contre qui que ce soit : je me suis toujours arrangée pour faire les magasins entre midi et deux, quand tout le monde graille un coup les magasins sont à nous ;) 

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Ce fut un week-end éprouvant.

Ce fut un week-end éprouvant.

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Beuh T_T

Article totalement trivial (qui a dit "comme tous les autres sur ton blog !" ? que je l'étripe un bon coup !) pour signaler le fait que c'est bien joli de faire ma fière genre "ouais j'ai surpassé ma rupture avec mon rêve haddeubal d'il y a trois jours", pour se rendre compte depuis deux jours que :

1) on arrête pas de penser au passé (ah où sont donc passées mes belles heures où je partageais mes passions avec un autre aussi passionné que moi ?)

2) que je n'ai rien surpassé du tout (et je pense que c'est ce qui me chagrine le plus : plus d'un an et je n'arrive TOUJOURS PAS à ne plus lui en vouloir, ni à l'oublier, ni à supporter ne serait-ce que par projection mentale le fait qu'il puisse sortir avec une autre - l'aimer encore moins)

3) et qu'on se retourne toujours autant dans son lit en retournant larmes et coups sur le mur pour ne pas faiblir encore plus (alors que finalement, ce serait peut être salvateur).

Je concluerai donc cet article en disant que je suis déçue : je n'ai toujours pas su mettre le doigt sur l'engrenage et reste prisonnière de mon cercle vicieux. J'aurais beau parler de mes soucis liés à ce passé amoureux à tout le monde, tant que le principal intéressé aura continué à m'interdire la parole (et donc écouter ce que j'aimerai lui dire : combien j'ai souffert, combien je regrette parfois, ou que sais-je encore), rien n'ira mieux.

Et comme rien ne vaut mieux qu'une citation quand on a rien à dire ni d'intelligent, ou que l'on se sent comme moi impuissant face à son inconscient (et aux événéments, soit tous les jours dans mon cas), en voila une made in home, qui est comme une formule magique lorsque mon père s'énerve (en faisant tomber un truc par terre, par exemple) :

"Fais chier, bordel, cul !"

C'est pas encore un " Supercalifragilisticexpialidocious", mais ca y ressemble.

En tout cas, les chiens ne font pas des chats, et je suis à ce titre, la digne fille de mon père. 

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Aviator.

Autant j'ai réagi telle la première des frigides lorsque Léornado Di Carpaccio s'est fait mondialement reconnaître via le succès interplanétaire que fut Titanic...

Autant j'ai été époustouflée par ce dernier, Monsieur Léonardo Di Caprio, dans le film Aviator.

Comme j'ai toujours un train (ou plutôt en l'espèce un avion) de retard, je ne l'ai vu que récemment, ce film qui avait beaucoup fait parler de lui également.

Au début, j'ai trouvé quelques longueurs...Et la fin m'a un peu déçue aussi (elle arrive trop abruptement à mes yeux, et laisse un méga goût d'inachevé).

Mais tout le milieu (soit la majeure partie du film, en fait ;)) est vraiment prenant...Déjà la vie d'Edward Hughes est tout simplement extraordinaire (dans le sens strict du terme), et on se sent à la fois très agacé par cet homme à l'exigence sans bornes, aux envies plus folles les unes que les autres, et touchés, émus par sa détresse psychologique.

Sans être aussi hypocondriaque que lui, je me suis pas mal reconnue dans les traits de quelqu'un incapable de toucher à sa nourriture si quelqu'un la touchait avant lui, quelqu'un qui reste prostré devant une porte en se sentant insécure du seul fait qu'il faille en toucher la poignée pour sortir de la pièce...Je me suis vue à travers lui, tout en le distanciant, c'était assez surréaliste finalement de voir ce film.

C'était le premier film que je voyais de Scorsese, mais j'aimerai en voir d'autres (notamment les Infiltrés, dont j'ai déjà vue la version asiatique en le film Infernal Affairs, tout simplement génial, même si trop complexe). La seule chose qui m'ait déplue dans Aviator, ce sont les musiques (BO pas folichone), et aussi je n'ai pas aimé le personnage qu'incarnait Kate Winslet (enfin je pense que ca fait partie du rôle, mais c'était très théatralisé).

Un film à voir, si ce n'est pas déjà fait ;) 

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Desperate Housewives Vs Les Experts.

C'est un dilemne dilemnant qui s'impose à moi...

Entre deux séries que je ne raterai pour rien au monde, il faudra que je fasse un choix ce jeudi soir 20h50.

La vie est une lutte sans fin ! 

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Un rêve qui m'a rassurée.

Samedi, j'ai rêvé que mon ex reprenait contact (téléphonique) avec moi, et voulait que l'on se revoit.

Dans un contexte amical.

Ou amoureux.

Et bien moi je lui répondais juste que cela me ferait très plaisir de le revoir, mais que j'avais déjà quelqu'un que j'aimais, donc ce serait sans moi finalement.

Et j'ai même pas cherché à faire le "fuis-moi je te suis", c'était juste un amical "passe ton chemin, je ne veux que ton amitié...Et encore que".

Mais bon ca m'empêche toujours pas d'avoir des méga coups de blues.

C'est la première fois que j'ai rêvé que j'affirmais à mon ex que j'aimais quelqu'un d'autre, et sans espoir ni attente qu'il me court après et qu'on reprenne comme en 40.

Vi. me l'avait dit, et je crois que c'est vrai : j'ai changé. 

Ca me rassure autant que ca m'inquiète :) 

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Complètement à plat.

Déjà que chuis pas bien grosse, alors imaginez-vous bien que quand chuis à plat je passe carrément inaperçue !

Sur cette bonne "blague" introductive nulle à souhait (mais il faut bien une introduction), venons-en aux faits : je suis complètement à plat.

Oui bon, cela ne nous avance guère plus.

En fait en ce moment, je suis fatiguée, car j'ai l'impression qu'il en faudrait deux comme moi pour mener ma vie. Une pour épauler l'autre.

En ce moment j'ai l'impression de devoir me dédoubler pour satisfaire tout le monde (amis, travail, famille, patrie), et qu'en retour...

Et qu'en retour il n'y a pas de retour !

Il faut courir à droite, à gauche, décaler des horaires, en refaire d'autres, concilier mon emploi du temps avec tous les autres, mes tâches avec celles des autres...

Ca me donne l'impression que tout ce que font les autres est bien plus important que mes "exigences" à moi, et que par conséquent c'est à moi de me plier aux autres, et pas à eux de s'adapter à moi.

Cela s'en ressent en premier lieu au boulot, et puis aussi dans mon cercle amical.

Et le pire c'est que je ne peux en vouloir à personne d'autre qu'à moi, car c'est moi qui dit toujours "oui", ou qui propose de m'adapter, à tel point que je pense qu'inconsciemment l'entourage a intégré le fait que "L. est toujours adaptable".

Hors L. commence à fatiguer moralement, car elle peut pas satisfaire tout le monde, à commencer par elle-même.

(et pis aucun rapport mais toujours pas de contact de Vi. depuis ce matin, ça me DEPRIME ! Vous avez pas idée, je me morfonds, j'ai qu'une envie : pleurer, j'ai pas envie d'aller à l'anniversaire de M. et voir des gens que je connais pas, ni envie d'aller au boulot où le mardi c'est toujours la course et c'est intenable !)

(tiens en fait ce billet aura eu pour unique vocation de se plaindre, et fichtre quelque part ca fait du bien même si ca ne résoud aucunement le fait que je me sente mal dans ma peau ces derniers jours). 

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Admiration.

Je suis admirative.

De mes parents, déjà, malgré tout le mal que je puisse penser d'eux souvent.

Admirative de voir qu'ils ont réussi à concilier travail, amour et vie de famille. Réussi à poursuivre leurs études avec des mômes dans les pattes.

Réussir à élever sept enfants, là où certains échouent avec un seul. A rester deux face aux épreuves de la vie, et face au temps qui passe et qui parfois défait l'amour. Certes leur couple n'est pas parfait, tout ne va pas toujours bien au boulot, et leurs enfants peuvent leur causer du souci.

Même si j'ignore quel bilan de leur vie ils pourraient tirer, tous les deux, ou chacun de leur côté, si ca pouvait les rassurer, je leur dirais qu'ils peuvent être fiers d'avoir réussi même en si prenant mal, parfois.

Je suis tout aussi admirative de la plus âgée de mes soeurs (qui est quand même ma cadette), qui a l'insouciance du geste, et ose faire ce que je me refuse de faire par peur "d'avoir mal", "des maladies", du "qu'en dira-t'on". Et qui ose des piercings un peu saugrenus, une orientation scolaire là où l'on ne l'attendait pas, et bientôt des tatouages.

C'est peut être anodin pour beaucoup d'entre vous, c'est pas grand chose en soi, mais elle ose montrer qui elle est sur sa peau, et j'aime bien cette idée là, même si parfois elle veut juste jouer la carte de la provocation (mais la vieille conne de 21 ans que je suis dirait que cette jeune idiote de 19 ans est encore dans la phase de l'adolescence :D).

J'admire mon premier frère pour sa créativité, son coup de crayon sans pareil et son humour noir si raffiné (contrairement au mien totalement bourrin et sans profondeur).

J'admire mon autre soeur pour...Tout, en fait. Elle allie beauté, intelligence, humour, et possède quelque chose qui me manque : la passion pour quelque chose. Tout ce qu'elle touche devient or, et elle ira très loin, nous le sentons tout.

Mes deux autres frères possèdent certainement beaucoup de qualités, mais ils sont dans cet âge que je trouve ingrat (entre 10 et 15 ans), et se montent le bourrichon tous les deux, c'est à celui qui sera le plus insolent. Mais si j'admire le premier pour son côté un peu décalé (voire plus qu'un peu d'ailleurs) et son sens de l'observation sans pareil, j'admire le second pour ne pas avoir peur - déjà à son âge - de se montrer sensible, de savoir pleurer quand il a besoin de pleurer, ou d'aller vers l'autre pudiquement quand l'autre a besoin de lui. Ce ne sont pas des machos.

Enfin, j'admire ma Poulette, la dernière de mes soeurs, car du haut de ses six ans elle paraît parfois tellement adulte dans ses réflexions et son humour que cela en est déconcertant. Elle aussi est très intelligente, malheureusement cela la rend prétentieuse (elle est très consciente par exemple du fait qu'elle ait sauté une classe, et elle prend ses camarades de haut pour cela...). Elle aussi est dotée d'un très grand sens créatif (Magritte, sort de ce corps!).

Il y a beaucoup de personnes que j'admire, et dont je suis fière, ma famille - au sens nucléaire du terme - en fait partie. Mais parfois plus que de l'admiration, je ressens de l'envie, car leur réussite ne démontre que mes échecs et cela est douloureux. Je sais, ce n'est pas très louable d'écrire cela, mais tout comme l'amour va parfois de pair avec la haine, mon admiration trouve son penchant négatif dans l'envie à l'occasion.

Quoi qu'il en soit, j'avais aujourd'hui envie de dire que j'admirais tout ce petit monde qui m'entourait. 

 

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