.

James Morrison, ou quand la pop anglaise me fait enfin quelque chose.

Non parce que l'effet James Blunt de l'an dernier m'est carrément passé au-desus de la tête : son Beautiful me débectait, ses autres chansons me laissaient de marbre.

Bref, pas l'amour fou en somme.

C'est donc très peu motivée que j'ai écouté l'album de James Morrison, car c'est pas trop ma tasse de thé à la base (genre Maroon Five, tout ça, même si j'aime bien quelques titres quand même).

Pieces don't fit anymore

La chanson parlera pour moi, elles me fait ressentir tant de choses...

La nostalgie à l'état pur.

Ouaip, rien que cela. 

aucun commentaire - aucun rétrolien

Je n'aime pas les surprises.

Je sais pas vous, mais si y'a une chose que je n'aime pas entre dix mille autres choses en fait, ce sont bien les surprises.

Et quand je dis que je n'aime pas, c'est que je ne supporte pas autant de les recevoir que de les faire.

Dans un cas, c'est parce que quelque part j'ai toujours peur d'être atteinte du syndrome de la déception, et comme je suis une très mauvaise actrice que je sois déçue à l'avance ou directement ça ne change pas grand chose, mais disons que la personne en face sait à quoi s'attendre le jour J quand elle me fait ladite surprise, si elle se révèle être décevante.

Quand je précise que "tu n'aurais pas du", très souvent, c'est à prendre au pied de la lettre, mais pas de la façon dont beaucoup le concoive.

En outre, deviner les surprises ne m'amuse pas. Alors quand ma famille (mes amis ne le font plus depuis longtemps, voire ne l'ont jamais fait, d'ailleurs je sais même plus !), ou autre (un Ex ou un Actuel Vi. par exemple :p), se font une joie de dire "ah ah essaye de deviner si tu peux !", ça me donne juste envie de couper court à la conversation, car je DETESTE jouer aux devinettes.

Et dans le cas contraire,  c'est moi qui suis trop impatiente de révéler ce que j'ai comme surprise pour l'autre (quel qu'il soit) donc je dévoile le pot-aux-roses direct, et ça m'agace si l'autre veut jouer aux devinettes.

Je suis comme ça, MOI.

Psychorigide, en somme ;) 

Tout ça pour finalement dire qu'aujourd'hui comme de par z'hasard j'ai eu sous la main pile poil au moment où j'allais dire "cassos Gibert !" avant de mieux le retrouver demain après-midi, le CD de Loorena Mc Kennitt que cherchait Vi. y'a quelques mois.

Celui avec la pochette bleu. Même qu'il est beau.

Du coup j'ai pas résisté et je l'ai mis de côté pour le lui offrir.

Et si je vous le dis, c'est qu'au début c'était une surprise, mais aussitôt quitté le magasin, je l'appelais pour le lui dire.

Sympa la suprise, non ? ;) 

1 commentaire - aucun rétrolien

Les enfants, c'est chiant.

Y'a comme qui dirait une sorte de Loi de Murphy de l'enfant.

Un exemple : vous (moi en l'occurrence) dans la maison, avec un marmot.

Le silence. Et chacun vaque à ses occupations.

Bien entendu, l'enfant ne parle pas. Vous non plus d'ailleurs.

Par contre, par contre !

Il attend que vous mettiez en route le sèche-cheveux pour venir vers vous, et - sinon y'a aucun intérêt à ce que je raconte cette anecdote qui en manque déjà - vous parler.

Vous répondez bien sûr, en éteignant le sèche-cheveux.

Il repart.

ET !

Au moment où vous relancez le sèche-cheveux (trop contente de pouvoir sécher ce qui ressemble à une méduse dégoulinante sur votre tête), le 'vla t'i pas qu'il revient vous parler.

Si c'est pas une loi scientifique ça ! 

5 commentaires - aucun rétrolien

Se retrouver.

Une réconciliation, un soir.

L'appréhension de la discussion.

Le malaise du début.

Le contentement de la fin.

Le plaisir retrouvé de parler, de renouer, même si on s'est perdus de vue que peu de temps.

Et également mettre les points sur les "i" (ou les Y ;) ) d'un côté et de l'autre.

Discuter.

Plaisanter un peu.

Etre rassurés, même si on a eu de vilaines pensées quant au couple toute la journée, qu'il s'agisse de lui, ou de moi.

Et finalement se revoir en fin de semaine, alors que nous devions attendre une semaine de plus initialement, mais entre la dispute, et le fait que mon Ti Ravioli ne fête finalement pas son anniversaire le week-end du 9 avec nous (lâcheuse :p comment ça, je te cherche ?), des retrouvailles anticipées qui j'espère nous feront du bien, car je n'aime pas la distance après une période de froid, alors que je la tolère très bien en d'autres circonstances.

Il ne reste plus qu'à te retrouver toi-même, Vitony, en ces temps où tu as du mal à discerner quoi que ce soit.

Tu m'as demandé de la patience, je ferai des efforts.

Je t'aime. 

A vendredi, même pour un week-end super court de la mort qui tue !  

 Nous

2 commentaires - aucun rétrolien

La saison du Kiwi.

J'ai fais une sieste avec mon chat, nyahhhh, y'a rien de meilleur pour se requinquer ;)

Surtout qu'en ce moment, c'est la saison du Kiwi, il est complètement en mode "j'veux des calins, j'veux des calins", alors forcément j'en profite à donf grave, comme je suis en manque d'affection.

Les chats ca roxe sa mère n'empêche : ça sait toujours quand vous avez besoin d'eux. 

aucun commentaire - aucun rétrolien

Lundi matin, chagrin.

Grosse prise de tête avec Vi., partie de trois fois rien comme toute prise de tête qui se respecte, son manque de respect évident, et le fait qu'il déverse son mal être sous forme de colère sur moi me font me sentir mal.

Triste, en colère, aigrie, un peu inquiète.

Visite surprise d'un oncle éloigné le même soir, sous l'emprise de l'alcool et de délires psychotiques. Il va se faire interner d'ici peu.

Six ans qu'on l'avait pas vu, il a bien changé. Je suis triste pour sa famille, et lui.

Et pour en ajouter une couche, la rate de ma soeur nous fait un kyste, qui s'apparente à un cancer. Plus que quelques jours à vivre ?

Moi je m'en fiche un peu, depuis le temps que j'attends d'avoir la paix avec ces foutues rates. Mais quand même, ma soeur est triste et inquiète.

Hier fut pourri, aujourd'hui commence mal, d'ailleurs c'est comme si hier n'était pas fini car je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit.

Bonjour. 

aucun commentaire - aucun rétrolien

J'ai honte pour vous.

J'ai honte pour mes parents.

En fait les clients méprisants Gibert Joseph like, ce pourrait très bien être eux. Ces gens là que je croise, que je ne reverrai pas, mais qui laissent une marque désagréable sur moi.

Je n'étais pas épanouie à la fac, j'ai rempli le contrat qu'on m'a demandé de remplir : passer ma licence en Droit s'il vous plait Mââââdame, parce que ca fait toujours mieux de dire que sa fille est juriste que caissière.

Cette année, j'ai arrêtée en connaissance de cause : non, le Droit n'était définitivement pas ma voie. Je l'ai suivi car mes parents ne m'ont pas donné l'attention et le soutien nécessaire à la sortie de mon bac, lorsque je leur parlais de mes projets d'études. J'ai été dénigrée, méprisée quand j'ai parlé de vouloir bosser dans le domaine de l'édition, de la publicité.

On m'a dit qu'avec Droit, je pourrais faire des tas de choses. C'est certainement pas faux, mais ce n'est pas vrai pour moi. Certains cours m'enchantaient, apprendre m'enchantait, mais ca s'arrêtait là : ma vie n'était pas le Droit, le Droit ne ferait pas mon gagne-pain, je ne me voyais pas être dans ce domaine professionnel.

Quand j'ai arrêté la Fac ce fut une immense déception pour mes parents. Mais je pensais que compte tenu du fait qu'ils savaient que je passais cette licence pour eux et pour moi uniquement dans le but de satisfaire mon ego (ie: j'ai réussi des études supérieures sans rien foutre en plus), ils savaient que je ne ferais pas ma vie là-dedans.

Tout comme ils savent actuellement que je ne compte pas faire ma vie à Gibert, d'où le fait d'avoir opté pour un CDD alors que d'autres auraient sauté sur l'occasion du CDI direct.

Ma place n'est pas là bas, pour autant je ne permets pas que des personnes aussi proches au niveau de l'ADN puissent me juger quant à mes choix à ce niveau là, à ne pas m'encourager mais à m'enfoncer encore. A savoir pour moi que je ne suis pas épanouie là bas, que la seule chose qui me motive soit l'argent (surtout avec une paye de caissière, c'est dire le manque d'ambition qu'ils me prêtent!).

J'ai honte pour eux qui pensent savoir qui je suis alors qu'ils sont passés à côté de moi pendant ces vingt et unes années.

J'ai honte pour eux qui méprisent ma fonction et qui méprisent par là même la fonction, le métier de beaucoup d'autres.

J'ai honte pour eux qui ne voient pas combien même si je râle souvent contre les clients, tout comme je râlais contre la fac, je suis actuellement cent fois mieux ici que là-bas.

J'ai honte pour eux d'être ce qu'ils sont. La réussite familiale et professionnelle certainement, mais c'est raté concernant l'humain et les sentiments. 

Si je devais choisir une famille ou tout du moins mes parents, je ne choisirai certainement pas les miens.

Durs, froids, mythomanes, agressifs, parfois violents, toujours méprisants, toujours à compter sur le regard des autres et à nous minimiser, toujours faux culs.

J'ai honte.

Vraiment. 

aucun commentaire - aucun rétrolien

Pourquoi je n'irai pas voir Pirates des Caraïbes 3 au cinéma.

Vous aimeriez bien le savoir hein hein hein ? (celui qui répond non je le maudis).

Parce que la bande annonce ne m'a pas enchantée.

Parce que je pressens que je ne l'aimerai pas comme j'ai aimé les deux précédents.

Parce que tout le monde en parle (c'était la même chose pour beaucoup de films, mais je sais pas, pour celui-ci je fais un blocage...Ah si même Johnny Depp ne me fait plus d'effet, où va le monde  ?!).

Parce que le prix des places ne cesse d'augmenter (6 euros en matinée au Pathé désormais contre à peine 5 au début du lancement de cette monnaie immonde).

Parce qu'il fait moche aujourd'hui.

Parce qu'en fait j'aurais bien aimé le voir avec Vi., mais Vi. eh ben il est pas là (même que d'abord) et pis quand il sera là (c'est à dire dans une quinzaine de jours) on aura pas forcément le temps d'y aller, et même si on avait le temps j'aurais ptêt plus envie d'y aller car pour moi c'était l'avant-première power qui m'intéressait (et comme je suis une fille, il ne faut pas oublier que je suis génétiquement chiante).

C'est dire tout l'intérêt que je porte à ce film, alors que je l'ai attendu pendant près d'un an ! 

5 commentaires - aucun rétrolien

Fan hystérique, le retour du come-back.

J'ai revu Laurent Gerra.

Je l'ai encaissé.

Il a acheté CD, DVD et livres.

Même qu'on s'est un peu ridiculisés tous les deux : lui en faisant bêtement tomber un papier par terre, et moi en confondant les tickets bancaires.

Malgré tout c'est quand même stressant.

Et malgré tout, j'ai quand même un autographe de lui : j'ai demandé à M. si elle était chiche de lui en demander un, quand il est passé à l'autre boutique, pour moi. Je ne savais pas qu'il allait ensuite repasser via la boutique où je bosse.

Il a du se dire que nous deux on faisait bien la paire : M. et moi sommes des dindes.

 

3 commentaires - aucun rétrolien

Se faire une montagne.

Depuis presque un an, je vis sans musique.

C'était devenu tabou.

Ca me rappelais mon ex.

Parce qu'on avait beaucoup partagé autour de la musique, notamment la Jmusic pour ceux qui connaissent.

Ca m'a semblé tabou, surtout depuis le début de ma relation : avant d'être avec Vitony j'avais déjà un blocage, j'en écoutais et cela me faisait souffrir, même si c'était des artistes, des titres sans aucun lien avec mon ancienne relation. Depuis que je suis avec Vitony, j'en écoute un peu, mais beaucoup moins car il n'a pas ce même goût pour la musique.

Et parce qu'elle me rappelle beaucoup à mon passé.

Toujours je retrouve dans une voix, un accent, une mélodie, quelque chose qui "aurait pu plaire à", "ne lui aurait pas plu", "ressemble à ce qu'on écoutait avant". Ou me rappelle des souvenirs.

Mais il y a quelques jours je me suis dis que c'était ridicule : j'allais quand même pas passer le reste de ma vie sous silence, à cause d'une peur irrationnelle ?

Alors depuis quelques jours je m'y remets. Lentement. Progressivement.

Des fois j'ai un peu de mal, parce que ca me rend un peu triste, même sans souvenirs.

Mais je me dis qu'il faut perséverer.

Alors j'écoute encore et encore des choses diverses. Même si ca a des relents de nostalgie pour moi. Même s'il m'arrive de culpabiliser bêtement vis à vis de Vi. car ces moments là ne sont pas pour lui, pas encore définitivement et uniquement pour moi, mais sont perdus dans un espace temps un peu bizarre.

Ce soir j'ai même écouté du Miyavi, dont une chanson que je décrivais en même temps que mon ex, à l'époque où nous avions gardé un semblant de contact via un forum. 

Même pas mal :)

Mais ne crions pas victoire trop vite.

Seulement je suis contente de vouloir arriver à briser ce qui était devenu tabou, alors qu'à l'origine cela à toujours été une passion...Je pense que cela ne pourrait plus être, je ne pourrais pas la partager avec Vi. J'aimerai la partager avec d'autres personnes éventuellement, mais dans l'immédiat il faut que je sache me réconcilier avec moi-même à ce niveau là.

Et c'est peut être bien parti ! 

:) 

2 commentaires - aucun rétrolien

In the clothes named fat, Moyoko Anno.

Mapo en parle autrement mieux que moi, lisez donc son article, qui se trouve ici.

J'ai constamment oscillé entre une tristesse profonde pour l'héroine, et une envie de la baffer assez puissante, car pour reprendre les termes de Mapo; Noko bien que desservie à la base par son physique reste néanmoins la seule artisane de son malheur.

Je n'ai pas tellement accroché sur le graphisme en soi, et j'ai trouvé le tout un poil trop dénué d'humour (après tout, même dans les drames un peu d'humour ne fait pas de mal), mais l'histoire m'a touchée surtout que je la trouve très d'actualité.

Pour tout vous dire, j'ai lu ce manga comme un roman en quelque sorte. J'ai rarement prêté attention aux images en elles-mêmes pour me focaliser uniquement sur les bulles. J'ignore pourquoi, mais c'est comme si mes yeux voulaient se détacher de l'esthétisme pour vraiment comprendre dans les mots, les maux de cette jeune femme complexée au point de se ficher en l'air toute seule, parce qu'elle ne sait pas être celle qu'elle est, avec ou sans son surpoids.

C'est l'histoire d'une fille qui se pense habillée de graisse, d'une fille mal dans sa peau, une histoire qui mérite d'être lue, même si parfois cela tombe un peu trop dans les clichés à mon goût (bien que je pense que ce soit un parti pris de l'auteure plus qu'une réelle faiblesse dans l'oeuvre).

 

 

2 commentaires - aucun rétrolien

Une rencontre.

La première fois que je l'ai vu, c'était sur Internet. Meetic et tout le toutim. J'ai un petit faible pour les asiatiques (tout autant que pour les grands blonds maigres aux yeux bleus, d'ailleurs), et donc ce vaste marché m'avait servi à faire plusieurs recherches via la fonction zapping, même si mon annonce était suffisamment large pour laisser approcher qui le souhaitait me concernant.

6 juillet 2006, au soir. Il devait être assez tard, peut être 23h, peut être moins. Peut être un peu plus.

Je me souviens avoir visité beaucoup de pages. Avoir sympathisé avec deux ou trois personnes comme cela, ce jour là.

J'ai toujours contact avec l'une d'entre elles, la seconde était D. dont j'ai déjà parlé sur mon ancien blog, et dont j'ai plus de nouvelles depuis quatre mois peut être.

Bref.

Et pis j'ai vu sa photo. Noir et blanc. Des photos comme je les aime. Des photos qui attirent mon regard direct, en dehors de tout aspect physique. Et pis 50x50 pixels à tout casser c'est trop petit pour voir qui physiquement est susceptible de nous plaire.

Alors je clique sur la petite icone.

Et j'arrive sur sa fiche.

Première remarque :

Oh putain, il est trop beau >_< ! Kiss kiss love-love, peut être un coup de foudre physique qui sait ? Malgré l'aspect froid de ce genre de site.

Est venue l'annonce. Pas conviviale, juste simple. Pas de sous-entendus, juste des mots directs. Pas de belles tournures, juste des faits.

"Je m'appelle Vi., je suis architecte. Ma passion est le karaté". Voila quelles sont les premières phrases par lesquelles débutaient une annonce plus fouillée que les autres, dépassant les trois phrases de rigueur minimum pour approfondir un peu plus le sujet.

Je lui ai écris, c'était peut être la deuxième personne que j'ai contacté de mon propre chef sur le site. Mais je ne me souviens pas avoir contacté auparavant quelqu'un. Alors dans mon esprit Vi. reste la première personne que j'ai sollicité directement par un mail.

Je me souviens l'avoir vouvoyé. Merde quoi, j'écrivais à un homme, et je n'étais qu'une gamine. Il n'allait certainement pas me répondre : quelqu'un d'aussi beau, quelqu'un qui n'ait pas mon âge, ne devait pas pouvoir s'intéresser à une gamine en détresse amoureuse, qui ignorait même jusqu'à pourquoi elle s'était inscrite quelques quinze jours auparavant, puisqu'elle se savait incapable d'entamer quelconque relation, trop blessée qu'elle était par la perte récente de son premier amour.

Il me charrie aujourd'hui, de l'avoir vouvoyé.

Mais Vi. m'avait quand même répondu, le lendemain.

Vendredi 7 juillet 2006

Trois fois rien, pas de quoi soulever des montagnes, ni se dire "yes, it is in da pocket, il me kiffe à fond". Ca aurait été ridicule, d'ailleurs à ce stade là. Il m'a dit que je pouvais le tutoyer. Il m'a dit qu'il m'écrivait à la va vite en rentrant du boulot, mais qu'il avait du temps le soir même pour tchater avec moi.

Aïe. Le fameux tchat que je redoute tant, autant par le fait du nombre de harceleurs qui te parlent tous en même temps, que parce que je suis bien plus à l'aise en différé qu'en direct. L'idée d'échanger des mails me mettait plus à l'aise. Mais soit, le rendez-vous fut pris.

Je crois que c'est lui qui m'a parlé.

J'étais stressée.

Quand nous avons parlé, rien de notable s'est passé au début : on brise la glace, on tâte le terrain. Il me parle de son site de dessin, mais finalement il est comme moi : on fait le coup de ce qu'on connait, on met en avant toujours la même chose en premier face à l'autre. Il a parlé de son site à plusieurs autres filles, pfff dragueur de pacotille :p

Car Vi. n'a jamais su draguer. Je pense qu'il laisse cela à d'autres. Trop de timidité en lui, peut être pas suffisamment d'assurance, de confiance en lui à ce niveau là. Et puis même. Vi. peut dire ce qu'il ressent, mais j'ignore s'il sait créer un jeu de séduction amoureuse, je crois qu'il n'en a tout simplement pas envie : si les choses doivent se faire, elles se feront, pour autant il ne renoncera pas.

La discussion s'est poursuivie sur MSN, le même soir. Nous avons parlé du karaté, que j'ai moi même pratiqué pendant plusieurs années. Très vite, nous nous retrouvons au niveau de l'humour. Une seule conversation aura révélé cela.

Nous nous laissons là pour ce soir, mais nous avons discuté déjà plusieurs heures.

Je lui reparlerai quelques jours plus tard, pour la finale de la coupe du monde. D'ailleurs, ce soir là le charme avait été un peu perdu, il semblait ailleurs, pas du tout apte à me parler. Je ne comprenais plus son humour, j'étais un peu déçue : me serais-je trop enthousiasmée lors du premier contact ? Cela arrive tellement souvent sur ce genre de site : les gens se suivent, on en oublie jusqu'à leur pseudo la minute d'après. C'est triste. Et cela me laissera certainement une petite amertume supplémentaire, concernant ce Unsu, ce pseudonyme qui pour moi n'est pas encore vraiment Vi., car j'avais été poussée par quelque chose certainement pour lui écrire. Sa beauté n'y était pas étrangère, mais je doute que cela ait été le seul moteur de ma démarche.

Puis nous avons conversé pendant plusieurs jours, jusqu'à la fin du mois ensemble tous les soirs, ou presque. Le courant passait toujours aussi bien, mes craintes préalables avaient été dispersées au vent, au fil de notre complicité qui se tissait.

Le 31 juillet, il partait en vacances, et je commençais mon boulot d'été à Gibert Joseph.

Comme nous n'avions pas les numéros l'un de l'autre, nous n'avons pas eu contact pendant plusieurs semaines, peut être un peu plus de jours.

J'avais pas mal tergiversé. J'avais été tentée d'écrire à ses amis dont je connaissais l'adresse mail via son site, pour leur faire cette requête un peu incongrue de son numéro. J'ai parlé à Arnaud de mon attirance et de mes craintes concernant Vi. très vite.

Malgré son absence, il me suivait.

Et je pense qu'il en est de même actuellement, c'est peut être d'ailleurs pourquoi je ne ressens pas tellement de manque de sa personne quand il n'est pas là près de moi.

Nous avons repris contact peu de temps avant son retour de vacances, brièvement. Une fois rentré chez lui mi août, nous avons plus parlé. Pour la première fois il a évoqué l'idée de se voir, en tant qu'ami, lui ne voyait pas encore les choses autrement (il est long à la détente, tsss :p). J'ai plus ou moins décliné, pour ensuite le solliciter ensuite au moins de septembre.

Nous nous sommes vus pour la première fois le 29 septembre. Ce fut un week-end court, mais déjà révélateur de l'attirance réelle que j'éprouvais pour lui, et qui était apparement réciproque.

La semaine suivante, il venait à Lyon, pour fêter son anniversaire.

7 octobre 2006.

Premier bisou, un vrai fiasco ;)

Vi. et moi, ce fut d'abord une rencontre virtuelle. Quelque chose qui n'aurait certainement pas eu lieu en dehors de ce contexte là.

Le prolongement en est la réalité, la notre. Elle oscille entre distance et présence. La décrire serait fastidieux.

C'est pourquoi j'acheverai ici l'histoire de notre rencontre :) 

aucun commentaire - aucun rétrolien

*Cri de fan hystérique*

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

 

J'ai vu Laurent Gerra tout à l'heure, à Gibert.

En fait ca n'a déclenché nul cri hystérique, juste un "eh ben, on dirait qu'il s'est pris un peu de ventre et c'est fou ces cernes", de la part de ma collègue et moi. 

En fait, une personnalité, en vrai, c'est juste quelqu'un comme vous et moi: on dirait dit n'importe quel bonhomme.

D'ailleurs, quand il est parti, il a dit "passez un bon week-end, au revoir", et je lui ai répondu comme à n'importe quel autre bonhomme.

Sinon, pour les fans de Kaamelott, je crois bien avoir vu et même parlé à Perceval ;) Enfin je suis pas certaine que ce soit lui pour la bonne et simple raison, que lorsqu'il m'a demandé de lui mettre un DVD de côté et que je lui ai demandé à quel nom, il ne m'a pas répondu Franck Pitiot, mais un truc genre Muchini. En fait j'ai pas compris, mais c'était pas Petiot ça c'est certain.

Alors pseudonyme ou erreur de ma part, l'avenir nous le dira, vu qu'il doit repasser la semaine prochaine normalement ;) 

5 commentaires - aucun rétrolien

Nos engagements.

Problème :

Soit une commande de photos passée le lundi 14.05.

Soit une commande expédiée sous 4 jours ouvrés maximum. 

Variables : jeudi de l'Ascenscion férié, donc je sais d'avance que celui-ci compte pour du beurre dans les jours, et qu'il faut reporter au jour suivant. Dont je soupçonne qu'il est chômé aussi. Et pis je me dis que le samedi le service ne travaille pas. J'avais pris tout cela en compte dans mon calcul quand j'ai passé commande, seulement...

...Si l'on compte quatre jours ouvrés à partir de mardi en tenant compte de tout cela (et encore je sais même comment ca fonctionne dans leur boite, ca se trouve je leur donne un bénéfice du doute quant aux jours chômés qu'ils n'ont peut être pas), ca donne donc :

Mardi 15.05

Mercredi 16.05

Lundi 21.05

Mardi 22.05

Au grand maximum j'aurais du recevoir mes photos mardi.

C'est pourquoi aujourd'hui quand je me connecte sur le site pour voir l'état où en sont les choses je vois toujours écrit "Commande en cours de traitement".

Elle est même pas en cours d'expédition à l'heure où je vous écris. 

Allez, une petite image c'est quand même vachement plus fun, so clic here --> here.

6 commentaires - aucun rétrolien

Tong or not tong ?

That is the quoueschtionne.

Non parce que d'un côté j'ai toujours trouvé cela tue l'amour au possible ces espèces de strings des doigts de pieds. Surtout quand on sait que j'aborre (détester est un mot encore trop faible) cette partie du corps que sont les pieds. Alors les voir nus !! Brrr.

A contrario, c'est d'un luxe de pouvoir laisser nos petons respirer le bon air pollué de la ville et la saleté des trottoirs  quand il fait une chaleur éprouvante au dehors, et que l'on bosse debout non stop.

Quoi qu'il en soit, ne faites pas la même erreur que moi l'été dernier, alors même que j'étais novice en matière de tongs : ne les achetez pas à la va vite "parce qu'après tout, c'est qu'une paire de ficelle inter-doigtdepietaire", et que n'importe lesquelles conviendront du moment qu'elles sont discrètes dans la couleur.

Car ça mes amis, ca peut vous coûter vos pieds, et je plaisante pas : les miens ont littéralement été lacérés par les lanières et les talons éclatés par ceux de la chaussure, transformée pour le coup en instrument de torture.

Alors des tongs oui, mais des Panzani ! 

4 commentaires - aucun rétrolien

Les doigts de pied en éventail.

Ou presque.

Car j'ai beau y aller de mon coup de gueule contre certains clients, il n'en reste pas moins que je suis plus que satisfaite de bosser là où je suis.

Tenue vestimentaire ? Zero, la tête à Toto, ou celle à Zinedine tant qu'à parler déficients capillaires. C'est à dire que je me pointe en tongs mâââdame et en sarouel si je veux. Et toc. 

Les rayons sont rangés  ? Les nouveautés piégées  (terme hautement technique pour dire que l'on a inséré à l'intérieur du boitier CD un petit antivol) et étiquettées  ?  Pas de client à l'horizon ? Eh ben fais péter la mangasse ! Ou autres mots fléchés d'ailleurs, même si en ce moment je les ai mis en stand-by (avec plus de trente degrés en magasin, faut ptêt que je ménage mes neurones). Allier détente et travail, c'est quand même génial: surtout que ca me permet de renouer avec les mangas et autres lectures, dont je ne prends plus le temps à consacrer une fois chez moi.

Last but not least : c'est bibi qui choisi la musique en fonction de son humeur. Et ca aussi, ca fait parti des petits plaisirs Gibertiens ;)

Jalousez-moi.

Ou jetez-moi des pierres (et autres tomates pourries), peu importe ;) 

3 commentaires - aucun rétrolien

Homunculus, Yamamoto Hideo.

Ou comment je continue sur ma lancée Seinen, tant qu'on y est.

Et pour le coup ce manga est autrement plus perturbant que Leviathan : il traite de l'inconscient même.

Allez pour une fois le pitch : M. Nakoshi est un trentenaire, il vit dans sa voiture. Ni SDF ni salarié, il vit entre deux mondes depuis quelques jours, nous ignorons pourquoi. C'est alors que tadaaaam (je fais bien le tadaaaam, non?) un gars sorti de nul part au look de junkie lui propose de se faire trépaner moyennant de le rémunérer 700 000 yens. Offre pour le moins étrange et alléchante à la fois. M. Nakoshi accepte, sans savoir exactement de quoi il retourne...Et se retrouve doté d'un sixième sens lui permettant de voir les distorsions psyshiques de ses semblables, leur inconscient projeté sur leur corps.

Bref totalement space, et surtout très freudien, les allusions au sexe sont légions tout au long des six volumes déjà disponibles dans nos contrées.

Le dessin est clair, soigné, précis, chirurgical presque, mais toujours très beau surtout dans les expressions du visage qui sont très vivantes.

L'intrigue est lente, profonde, le tout est totalement dénué d'humour, et le scénario nous fait tomber dans le psychédélisme le plus total. Folie, illusions, réalité ? Et surtout le fait que tout tourne autour de l'Inconscient, du Ca est plutôt captivant, même si relativement effrayant (car les formes qu'il prend dans le manga et dans la vie en général sont loin d'être idylliques).

Bien sûr ce seinen n'est pas à mettre entre toutes les mains: certaines scènes (voire allez un bon volume complet) sont carrément choquantes, car crues, j'étais d'ailleurs assez mal à l'aise à leur lecture, et ce même sentiment a été ressenti par plusieurs lecteurs si l'on en croit certains commentaires sur divers forums. 

Mais si l'on prend le parti de pousser plus loin l'intrigue et vouloir suivre M.Nakoshi jusqu'aux tréfonds de son âme, il faut assurément lire ce manga à la finesse rare, et bien loin d'un Naruto totalement fade (parce que c'est gratuit - j'aime pas Naruto - et qu'il me faut bien une chute). 

aucun commentaire - aucun rétrolien

D'autres clients, suivi de Dieu, j'écoute ?

Autre jour, autre client.

Ils se suivent tous, mais ne se ressemblent pas.

Il y a les habitués. Ceux qui ont toujours un sourire pour nous, toujours une petite vanne, un petit encouragement, deux secondes à nous accorder et avec qui je prends plaisir à travailler. Comme ce tatoué. Un métalleux. Il a toujours des problèmes avec sa carte bleue : il dépense plus qu'il ne gagne, mais il est passionné, que peut-on y faire? Alors toujours je diffère le paiement par chèque en adressant un mot à la compta, toujours j'essaye la carte bleue avant de lui dire que le sésame n'a pas fonctionné cette fois-ci, mais que je lui mets ses CD de côté pour la prochaine fois.

Je l'aime bien.

Il y a les habitués moins agréables, ou pots de colle. Mais il faut faire avec, quelque part ils ont leur charme aussi. Comme les L. Le fils est atteint d'une trisomie. Sa mère souffre certainement d'une déficience elle aussi. Ils sont étranges, et leurs demandes ne le sont pas moins. Ils ont leur côté agaçant; mais on les voit tellement souvent que sans eux, le boulot serait pas le même, serait plus fade.

Je les aime bien aussi, mais d'une autre façon.

Il y a cet habitué qui nous gruge et inverse les étiquettes pour payer moins cher. Mais qui reste tout sourire, l'air innocent, du coup tu ne sais pas comment lui dire qu'il fraude, limite si tu culpabilises pas d'avoir à lui rappeler la loi.

Il continue à venir tout le temps pourtant. Toujours aimable, toujours rusé.

Il y a ce petit vieux qui prépare toujours sa monnaie dix minutes avant de passer à la caisse, afficionado des DVD, toujours très poli.

Je l'aime beaucoup, il est tout vouté, ca le rend mignon comme un papi.

Il y a bien sûr ceux qui sont de passage, qui entrent pour la première fois dans le magasin et le découvrent. Les polis, les moins polis, ceux qui nous amusent, ceux qui nous énervent.

Et j'en viens aux faits, il y a ceux qui nous prennent pour Dieu. 

Comme ce client qui appelle au standard, et qui me demande si nous avons du Johnny Halliday. Ah que oui, j'en ai. Vous cherchez un titre en particulier  ?  Non, monsieur demande si dans notre banque de données on peut trouver le CD qui est bleu et qui s'ouvre en deux par le milieu, vous voyez ?

Non pas du tout, et ma banque de données non plus.

Mais je préfère encore me faire tenir la jambe par cet inconnu au téléphone et sa demande saugrenue, que de rencontrer à nouveau Monsieur je vous fais la morale ;) 

1 commentaire - aucun rétrolien

Un client.

C'est un mercredi matin, ce matin même.

La cinquantaine grisonnante, une petite moustache qui me rappelle celle de mon grand-oncle, l'air bourru et visiblement pas très au fait du lieu où il se trouve.

Je demande alors si un renseignement peut lui être utile.

Réponse affirmative.

Cet homme cherche un livre. Il m'affirme qu'une collègue vient de m'appeler pour me prévenir de sa venue.

Je réponds par la négative.

Je lui dis que son livre se trouverait a priori dans l'autre boutique, je l'ai encaissé l'an dernier : littérature jeunesse.

Sa moustache se réhausse sur un sourire. Ca commence mal, vu les commissures plissées sous forme de mépris.

Manque de bol cette année, il se trouve effectivement de mon côté, en scolaire (ouais c'est complexe Gibert : sous sol DVD et une partie des CD, au rez-de-chaussée la variété française et internationale, et à l'étage tout le scolaire jusqu'au bac).

Il me rappelle donc que compte tenu du fait qu'on m'ait appelé je devrais savoir où se trouve le livre, surtout si je bosse dans la librairie. J'insiste : non, personne ne m'a appelé, je vous prie de m'excuser pour mon erreur, effectivement le livre se trouve à l'étage, et je joins le geste à la parole en lui montrant où se trouvent les escaliers.

Notre première prise de contact se termine sur un cinglant "entre l'étage et la boutique d'à côté il y a une marge mademoiselle, vous devriez le savoir".

Je ne sais pas quoi dire, finalement il a raison dans le fond, mais la forme me déplait. 

Il monte, et redescend quelques minutes plus tard, son foutu bouquin à la main.

Je pense l'incident diplomatique terminé : il l'a trouvé son livre à 2euros80.

Mais tout au long de l'encaissement, les remarques se sont multipliées.

"Quand vous ne savez pas mademoiselle, dites que vous ne savez pas, plutôt que d'induire les gens en erreur !"

"Vous faites mal votre métier !"

"Il faut vraiment savoir que votre collègue a appelé !"

Et bien sûr un au revoir de sa part aurait été superflu : comment l'aurais-je mérité alors qu'aussitôt après m'être trompée sur un renseignement partant d'une bonne intention, je me suis rattrapée ?

Heureusement que ce client était là pour me rappeler combien j'étais une merde, car un peu plus et j'oubliais mon simple statut de caissière omnisciente. 

2 commentaires - aucun rétrolien

Je suis deviante.

Sur DeviantArt, bien sûr.

Depuis quelques temps, je souhaite de plus en plus faire connaître mes photos. Comme une volonté de les voir ailleurs que dans mes albums, sur les murs de mes amis ou plus simplement sur mon pc.

J'aimerais me dire que l'une d'entre elles pourrait un jour orner dans un joli cadre, ou nue sur un mur, l'intérieur de chez quelqu'un dont j'ignorerai même jusqu'à l'existence, et qui aurait pris un peu de son existence même pour financer cet achat.

Mais en fait plus que le côté "commercial" de la chose, c'est de reconnaissance dont j'ai besoin.

Immodéstement, celle de Vitony et de mes amis ne me suffit plus, si j'ose dire.

J'aimerai des avis, des critiques - surtout des critiques - pour progresser.

J'aimerai les exposer, les montrer, pouvoir en parler avec d'autres, échanger.

Je t'envie Arnaud de participer à la Foire de Longchamps ;)

L'année prochaine peut être que j'en serais...si je trouve le temps de m'organiser.

Pour commencer, j'ai tenté le tirage en format 20x27 de certaines photos qui me plaisent plus que d'autres, voir le rendu que cela donne, savoir quel potentiel elles sont susceptibles d'avoir autrement que pixellisées à l'écran ou en minuscule 11x15.

J'ai bien essayé de m'adonner au noir et blanc, mais je suis mauvaise en contrastes et luminosités. Concernant les couleurs je ne sais jamais les doser...Il y a tant de choses à ressentir, à apprendre et maîtriser que cela en est à la fois très excitant à chaque nouvelle possibilité qui s'offre à nous, à chaque avancée de faite dans son propre parcours, mais aussi extrèmement frustrant de se savoir à ce point inabouti.

Certaines personnes font un travail formidable, et c'est à elles que je souhaite ressembler "quand je serai grande". 

En attendant je fouille mes fonds de dossiers ce soir où le sommeil ne m'a pas encore cueillie, et j'agrémente à nouveau ma galerie de quelques vieilleries laissées de côté par le temps.

 

 

 

5 commentaires - aucun rétrolien

1 2 | Page suivante